La Corée du Nord démantèle son site nucléaire, comme promis

Kim Jong-un a récemment déclaré que le programme d'essais nucléaires et de missiles de son pays est complet, et qu'il n'a donc plus besoin du site de Punggye-ri.
Photo: KCNA via KNS / Agence France-Presse Kim Jong-un a récemment déclaré que le programme d'essais nucléaires et de missiles de son pays est complet, et qu'il n'a donc plus besoin du site de Punggye-ri.

Séoul — La Corée du Nord a entrepris de démanteler son site nucléaire et pourrait le fermer dès la semaine prochaine, a annoncé mardi l'armée sud-coréenne.
 

Des images satellitaires analysées par des experts américains confirment que des travaux ont lieu au site de Punggye-ri, dans le nord-est du pays.
 

La fermeture de ce site mettrait la table en vue du sommet historique, le mois prochain, entre le président américain Donald Trump et le dictateur nord-coréen Kim Jong-un.
 

Un porte-parole de l'état-major sud-coréen, Roh Jae-cheon, a dit que l'armée a constaté que le Nord réalise des « travaux préparatoires » en vue d'une fermeture prochaine du site. Il n'a pas fourni plus de détails.
 

Des analystes du site 38 North indiquent toutefois que l'examen d'images satellitaires commerciales prises la semaine dernière révèle que plusieurs édifices ont été rasés et que des rails utilisés par des chariots miniers ont été retirés. Le site a été utilisé lors de chacun des essais nucléaires du Nord.
 

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a annoncé samedi que le site serait démantelé entre le 23 et le 25 mai. À des fins de transparence, le ministère a promis que des journalistes sud-coréens, américains, britanniques, chinois et russes seraient invités à assister à la destruction des tunnels et au retrait de certaines installations.
 

Kim Jong-un a récemment déclaré que le programme d'essais nucléaires et de missiles de son pays est complet, et qu'il n'a donc plus besoin du site de Punggye-ri. Certains se demandent toutefois si la destruction ne vise pas à faire disparaître des preuves. D'autres croient que le site avait possiblement été rendu inutilisable, de toute manière, par la multiplication des essais nucléaires.