Regard sur la crise des Rohingyas

1 Alima Khatoom a tout laissé derrière elle, comme les 700 000 Rohingyas qui ont fui le Myanmar vers le Bangladesh depuis août 2017. En quelques semaines, ces réfugiés se sont entassés dans des camps parmi les plus grands au monde. Renaud Philippe
2 Atteint par les balles de militaires et laissé pour mort dans son champ, Mohammad Sobhi a pu être transporté au Bangladesh pour y être soigné. Il a survécu, mais sa jambe a dû être amputée: «Même si je suis vivant, je suis mort. Je ne suis plus rien dans le monde. Pourquoi veulent-ils nous détruire?» Renaud Philippe
3 Les habitations de fortune s’entassent à perte de vue. Renaud Philippe
4 Le jour tombe sur le camp de Balukhali. Renaud Philippe
5 Des enfants rohingyas étudient dans une madrasa, une école coranique. Ces écoles étaient inter dites au Myanmar. Renaud Philippe
6 Raju, 35 ans, a perdu un fils lors de l’assaut donné sur son village par les militaires, qui ont tiré à vue sur les hommes, femmes et enfants. Durant sa fuite vers le Bangladesh, elle a retrouvé par miracle ses quatre autres enfants près de la frontière. Renaud Philippe
7 Atteinte d’un cancer, Mozomar Khatoon a réussi à rejoindre le camp de Kutupalong au terme d’un dur périple. Pendant 16 jours de marche, son fils l’a portée sur son dos. Privée de tous les soins, elle ne peut compter que sur le réconfort de sa fille Noor Begum. Renaud Philippe
8 Anéantie, Alima Khatoom a vu 20 membres de sa famille se faire massacrer sous ses yeux quand son village a été investi par les militaires. Même son grand-père n’a pu échapper à la tuerie. «On lui a coupé la tête avec un couteau, comme à un poulet», raconte-t-elle. Renaud Philippe
9 Un homme vend sa maigre prise pour assurer la survie des siens. Renaud Philippe
10 Un marché public a même vu le jour au camp de Balukhali puisque personne ne sait combien de temps les Rohingyas resteront entassés dans ces conditions précaires. Renaud Philippe
11 Selon l’ONG Plan international, 60 % des réfugiés dans la région de Cox’s Bazar, au Bangladesh, sont des enfants. Plusieurs y subissent des violences sexuelles et physiques et des cas de trafic d’enfants ont été rapportés. Renaud Philippe
12 Mohammed, 12 ans, est soigné contre la diphtérie dans un centre de Médecins sans frontières. Une explosion du nombre de cas a été observée chez les réfugiés, où trois sur quatre sont des enfants. Renaud Philippe
13 Chaque jour, de nouvelles huttes de bric et de broc continuent d’être érigées sans que personne sache combien de temps durera cet exil. Renaud Philippe