Washington maintient des «canaux de communication» avec Pyongyang

Le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi ont tenu une rencontre à Pékin, le 30 septembre.
Photo: Andy Wong Agence France-Presse Le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi ont tenu une rencontre à Pékin, le 30 septembre.

Pékin — Les États-Unis possèdent des « canaux de communication » avec la Corée du Nord et « sondent » la volonté du régime de Kim Jong-un à engager des discussions sur son programme nucléaire, a déclaré samedi à Pékin le Secrétaire d’État américain Rex Tillerson.

« Nous posons des questions. Nous avons nos lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas […] dans le noir complet, nous avons deux ou trois canaux [de communication] ouverts avec Pyongyang », a assuré M. Tillerson devant des journalistes.

« Nous pouvons leur parler, nous leur parlons », a martelé le chef de la diplomatie américaine « Nous sondons [le régime de Kim Jong-un], donc restez attentifs », a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent alors que le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un sont engagés dans une violente escalade verbale.

M. Tillerson a rencontré samedi à Pékin le président chinois Xi Jinping ainsi que son homologue Wang Yi, une visite destinée à préparer le premier voyage du président Trump en Chine, prévu en novembre, mais aussi à aborder le dossier du nucléaire nord-coréen.

Pour autant, Rex Tillerson a assuré que la Chine — principal partenaire économique de la Corée du Nord — ne servait pas d’intermédiaire dans les communications entre Washington et Pyongyang : ce sont « nos propres canaux », a-t-il affirmé.

Peu avant ces propos du responsable américain, une organisation étatique nord-coréenne chargée de la propagande extérieure avait émis samedi de nouvelles insultes à l’encontre de Donald Trump, le qualifiant de « vieux psychopathe » en « mission suicide pour provoquer un désastre nucléaire qui réduira l’Amérique en océan de flammes ».