Inde: la Cour suprême se penche sur la répudiation express

New Delhi — La Cour suprême de l’Inde a ouvert jeudi son examen de la légalité du divorce par répudiation express de la femme autorisé chez les musulmans, un dossier brûlant qui touche au coeur de la conception de la laïcité du pays. Pratique interdite dans de nombreux pays musulmans mais acceptée en Inde, il suffit à un homme de prononcer trois fois « je divorce » (« talaq, talaq, talaq ») pour répudier sa femme. Des médias se sont fait l’écho de cas de divorces par lettre, Skype ou même message Whatsapp en Inde. Plusieurs femmes musulmanes divorcées de cette manière avaient engagé des démarches devant la Cour suprême pour obtenir l’interdiction de cette procédure. « Nous avons dit à la cour que cette pratique n’a aucun fondement dans la loi ou le Coran », a déclaré Balaji Srinivasan, avocat d’une femme dont le mari avait laissé la formule funeste écrite sur un bout de papier. Un panel de cinq juges des principales religions d’Inde — hindouisme, islam, christianisme, sikhisme et zoroastrisme — devrait rendre sa décision la semaine prochaine.