Turkménistan: le président en passe d’obtenir un 3e mandat

Achkhabad — Les électeurs du Turkménistan se sont rendus aux urnes dimanche pour une élection présidentielle sans réelle opposition à l’issue de laquelle un troisième mandat devrait être obtenu par Gourbangouly Berdymoukhamedov, qui dirige sans partage depuis 2006 ce pays d’Asie centrale, l’un des plus fermés du monde. Les bureaux de vote ont été clos à 19 h, heure locale, sur un taux de participation particulièrement élevé de 97,3 %, selon les chiffres fournis par la Commission électorale centrale. Malgré l’absence de suspense, les premiers résultats ne seront pas connus avant lundi matin. Huit candidats méconnus et condamnés à faire de la figuration sont opposés au président sortant, arrivé au sommet du pouvoir il y a dix ans après le décès en décembre 2006 de son excentrique prédécesseur Saparmourat Niazov. Cette élection dans ce pays riche en gaz de cinq millions d’habitants, majoritairement musulmans, arrive quelques mois après une révision constitutionnelle qui, en septembre, a fait passer de cinq à sept ans le mandat présidentiel et supprimé la contrainte d’un âge maximal pour les candidats. Pour les experts, ces modifications sont le signe que le président Berdymoukhamedov se prépare à un règne à vie, à l’image de Saparmourat Niazov. Le chef de l’État a d’ailleurs repris à son compte le culte de la personnalité, rappelant celui de la Corée du Nord, que son prédécesseur avait instauré.