Des assaillants identifiés

Un commando de la police indonésienne lors d'une descente chez un suspect à Cirebon, dans l'ouest de l'île de Java
Photo: Agence France-Presse / Stringer Un commando de la police indonésienne lors d'une descente chez un suspect à Cirebon, dans l'ouest de l'île de Java

La police indonésienne a effectué des raids à travers le pays vendredi, au lendemain des attentats de Djakarta dont quatre des cinq assaillants abattus ont été identifiés par les enquêteurs soupçonnant un réseau plus large lié au groupe armé État islamique (EI), qui a revendiqué ces attaques.

Quatre assaillants impliqués dans les attentats suicides et attaques armées perpétrés jeudi dans le centre de la capitale ont été identifiés, et une perquisition dans la maison de l’un de ces hommes a permis d’établir des liens avec le groupe EI avec la découverte notamment d’un drapeau de l’organisation djihadiste.

Des raids effectués par les forces de l’ordre à Djakarta et ailleurs dans le pays ont également abouti à la saisie de « livres et posters » liés au groupe EI.

Les cinq assaillants étaient « probablement seulement des exécutants », selon le directeur de la police nationale, Badrodin Haiti. Ces attentats pourraient avoir été l’oeuvre d’une cellule plus large impliquant d’autres militants qui seraient toujours en fuite.

Les enquêteurs du pays musulman le plus peuplé au monde soupçonnent Katibah Nusantarah, un groupuscule d’extrémistes islamistes du groupe EI venant d’Asie du Sud-Est et intégrés dans les rangs de l’organisation djihadiste où ils combattent en Syrie et en Irak, d’être impliqué dans ces attentats.

Les assaillants avaient déclenché des attaques à l’aide d’explosifs et d’armes à feu, semant le chaos pendant plusieurs heures dans le quartier de Thamrin qui abrite des centres commerciaux, des gratte-ciel et les bureaux de plusieurs agences de l’ONU ainsi que des ambassades. Deux civils, un Canadien et un Indonésien, ont été tués, ainsi que les cinq assaillants.

Le bilan du nombre de blessés est passé de 20 à 24 personnes, parmi lesquelles trois étrangers, dont un Néerlandais grièvement blessé, un Algérien, et six policiers indonésiens, selon la police.