Colère après deux nouveaux viols collectifs

Lucknow — Deux récentes affaires de viol en réunion suscitaient la colère vendredi en Inde, le gouvernement promettant de créer une cellule de crise pour s’assurer que justice soit rendue dans les affaires de violences sexuelles.

 

La découverte mercredi de deux adolescentes pendues à un arbre après avoir subi un viol en réunion dans leur village de l’État de l’Uttar Pradesh (nord) a déclenché nombre de réactions d’indignation, en particulier de défenseurs de droits des femmes.

 

Dans une autre affaire de viol en réunion dans ce même État, la police a révélé vendredi que le père du principal suspect avait sauvagement agressé la mère de la victime présumée, qui refusait de retirer sa plainte.

 

Le viol en réunion sauvage d’une jeune étudiante fin 2012 à New Delhi, morte de ses blessures, avait choqué le pays, entrainant un durcissement de la loi sur les agressions sexuelles. En dépit de ces décisions, nombre d’ONG s’indignent de la lenteur persistante de la police et de la justice à réagir.

 

Dans l’affaire des deux adolescentes retrouvées pendues dans le village de Budaun, la police a annoncé vendredi avoir arrêté trois personnes, dont un policier. L’enquête a révélé que les deux jeunes filles, d’une caste basse, avaient subi des viols répétés.

 

L’enquête n’a pas encore déterminé l’origine de la mort des deux adolescentes, explorant la thèse d’un suicide ou d’un meurtre après le viol, a indiqué à l’AFP l’officier de police local Mukul Goel.

 

Deux policiers ont été congédiés pour leur attitude défaillante dans cette affaire.