Pyongyang ferme l’accès du complexe industriel de Kaesong aux Sud-Coréens

Des camions sont revenus mercredi en Corée du Sud après avoir constaté que la frontière était fermée.
Photo: Agence France-Presse (photo) Jung Yeon-Je Des camions sont revenus mercredi en Corée du Sud après avoir constaté que la frontière était fermée.

La Corée du Nord a empêché mercredi les employés sud-coréens d’entrer dans le complexe industriel intercoréen de Kaesong, poussant Séoul à ne pas exclure une action militaire pour protéger ses ressortissants.

Le complexe de Kaesong, situé en territoire nord-coréen et symbole de la coopération entre les deux pays, est ainsi devenu le dernier foyer de crispation dans la péninsule coréenne qui connaît une très nette escalade des tensions.


La zone industrielle implantée à 10 kilomètres à l’intérieur de la Corée du Nord a été inaugurée en 2004 dans une volonté symbolique d’établir une coopération entre les deux Corées.


Précieuse source de devises étrangères dont la Corée du Nord a grand besoin, le complexe de Kaesong est toujours resté ouvert malgré les crises répétées sur la péninsule, à l’exception d’une seule journée, en 2009. Pyongyang en avait bloqué l’accès pour protester contre des manoeuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes.


Les 484 Sud-Coréens qui devaient se rendre au sein du complexe n’ont pas été autorisés à le faire par la Corée du Nord, selon le ministère.


Séoul a prévenu qu’il disposait d’un plan d’urgence, qui prévoit un possible recours à la force, pour garantir la sécurité de ses citoyens travaillant à Kaesong.


Cho Han-Bum, analyste à l’Institut coréen pour l’unification nationale, juge peu probable une fermeture du site par Pyongyang. « Fermer l’ensemble du site aurait des conséquences financières suffisamment graves pour provoquer des émeutes » parmi les employés nord-coréens, estime-t-il.

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