Le président chinois souhaite «une grande renaissance» de son pays

Les dirigeants et les délégués du Parti communiste chinois applaudissaient le nouveau président chinois, Xi Jinping, à l’issue d’un discours appelant notamment à une amélioration de la capacité de l’armée à « remporter des combats ».
Photo: Andy wong Associated Press Les dirigeants et les délégués du Parti communiste chinois applaudissaient le nouveau président chinois, Xi Jinping, à l’issue d’un discours appelant notamment à une amélioration de la capacité de l’armée à « remporter des combats ».

Pékin - Le nouveau président chinois Xi Jinping a appelé dimanche à « une grande renaissance de la nation chinoise » et à une amélioration de la capacité de l’armée à « remporter des combats », dans son premier discours solennel en tant que chef de l’État.


M. Xi, 59 ans, clôturait la session annuelle du Parlement qui, cette semaine, a permis de parachever une transition au pouvoir prévue depuis des années. Le pays le plus peuplé du monde est désormais dirigé par une équipe rajeunie pour les dix ans à venir.


Nous allons « continuer à nous battre pour la cause du socialisme aux couleurs de la Chine et pour réaliser le rêve d’une grande renaissance de la nation chinoise », a dit le plus haut dirigeant de la deuxième puissance mondiale, devant les délégués de l’Assemblée nationale populaire (ANP).


« Tous les soldats et officiers de l’Armée populaire et de la police militaire chinoises doivent, guidés par le Parti, être capables de remporter des combats et avoir pour objectif une armée forte et disciplinée », a également déclaré le numéro un du Parti communiste chinois (PCC).


Alors que les relations entre Pékin et Tokyo sont tendues en raison d’une dispute de souveraineté sur un archipel en mer de Chine orientale, l’armée chinoise doit « améliorer ses capacités à remplir ses missions et défendre résolument la souveraineté et la sécurité nationales », a martelé M. Xi.


Durant cette session parlementaire de 12 jours, dans l’imposant Grand palais du peuple au coeur de Pékin, Xi Jinping a été choisi pour succéder à Hu Jintao à la présidence de la République populaire, tandis que le numéro deux du PCC, Li Keqiang, a été désigné chef du gouvernement.


Ce dernier a promis dimanche de tailler dans l’immense bureaucratie du pays et de limiter les dépenses des responsables, dans une conférence de presse clôturant la session plénière du Parlement.


« Il va y avoir une baisse, et non une hausse, du nombre de personnes dont le salaire est pris en charge par le gouvernement », a déclaré M. Li.


« Il va y avoir une baisse, et non une hausse, des sommes dépensées pour le logement des officiels, pour les déplacements à l’étranger des officiels et pour l’achat des véhicules officiels », a-t-il ajouté.


Il y a une semaine, la Chine avait annoncé une restructuration de ses grandes administrations, afin d’en améliorer l’efficacité et l’image, parfois ternie par des scandales. L’annonce la plus spectaculaire avait été le démantèlement du ministère des Chemins de fer, dont la réputation était durement entamée.


La lutte contre les pots-de-vin et les abus est mentionnée chaque année comme une priorité du gouvernement chinois, mais elle revêt aujourd’hui une importance particulière en raison de l’accession au pouvoir d’une nouvelle équipe rajeunie.


Le nouveau président chinois Xi Jinping a affirmé qu’il était vital pour le Parti communiste d’éliminer la corruption en son sein, et que la répression frapperait « les mouches et les tigres », c’est-à-dire aussi bien les petits cadres que les dirigeants.

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