Inde - Cinq suspects avouent le viol collectif d’une touriste

La victime de l'agression est escortée par des agents de police à l'hôpital de Gwalior, dans l'état du Madhya Pradesh.
Photo: Associated Press La victime de l'agression est escortée par des agents de police à l'hôpital de Gwalior, dans l'état du Madhya Pradesh.

New Delhi – Cinq hommes ont avoué avoir participé au viol collectif d’une touriste suisse dans le centre de l’Inde, a annoncé la police dimanche, trois mois après un fait divers semblable qui avait provoqué une vague d’indignation à travers tout le pays.


« Nous avons interpellé cinq personnes et elles ont avoué le viol collectif de la femme et l’attaque du mari », a déclaré à l’AFP un responsable de la police locale, M.S. Dhodee.


Il s’agit de petits paysans illettrés de la région, âgés de 20 à 25 ans, qui ont été inculpés de viol et de vol, a-t-il précisé. Un sixième suspect, âgé de 19 ans, a été interpellé dans l’État d’Uttar Pradesh, voisin de celui du Madhya Pradesh où le crime a eu lieu. Ce suspect devrait faire face aux mêmes charges, selon le responsable de la police.


La victime et son mari, qui circulaient à vélo à travers l’Inde, étaient en train d’installer leur tente dans une zone boisée reculée du Madhya Pradesh vendredi, quand plusieurs hommes ont attaqué le couple, attaché l’homme et violé sa femme en sa présence.


Les agresseurs ont aussi volé le couple. La police a découvert « un ordinateur portable soigneusement dissimulé sous des feuilles dans la forêt ». Un téléphone portable également volé a été « récupéré au domicile de la belle-mère d’un des hommes » accusés qui ont aussi dérobé 10 000 roupies (185 dollars) aux victimes, a-t-il expliqué.


Après l’agression, la femme, âgée de 39 ans, et son mari, un mécanicien de 30 ans, ont arrêté un motocycliste qui les a amenés au commissariat de police le plus proche, selon le journal dominical suisse SonntagsBlick.


Cette nouvelle affaire intervient trois mois après le viol collectif d’une jeune étudiante indienne à New Delhi, qui avait suscité un vaste mouvement de protestations dans le pays, dont de nombreuses habitantes accusent les autorités - justice et police - de négliger les violences infligées aux femmes.


Le gouvernement, sommé de répondre à l’indignation publique, vient de déposer un projet de loi qui punit le viol de 20 ans de prison, voire de la peine de mort si la victime succombe à ses blessures ou est laissée dans un état végétatif.

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