Chine - Des dirigeants plus conservateurs que prévu

Pékin – La future direction suprême du Parti communiste chinois (PCC), une liste restreinte qui sera annoncée à l’issue du congrès qui doit s’ouvrir jeudi à Pékin, sera composée de membres plus conservateurs qu’attendu, croient savoir vendredi des médias à Hong-Kong.
 
Les quelque 500 plus hauts dirigeants du PCC sont réunis depuis jeudi dans un hôtel de Pékin pour s’accorder sur les préparatifs du 18e congrès, qui doit officialiser la semaine prochaine la passation de pouvoir entre le président Hu Jintao et son successeur Xi Jinping.
 
Selon le site Internet des éditions Mirror Books, le Comité permanent du Bureau politique du PCC, le coeur du pouvoir en Chine, comptera sept sièges (contre neuf actuellement), dont aucun n’ira à Li Yuanchao et à Wang Yang, deux hauts responsables considérés comme réformateurs.
 
L’absence de MM. Li et Wang, qui encore récemment étaient présentés parmi les favoris pour intégrer cette liste restreinte, se fait au bénéfice de responsables plus âgés, considérés comme plus conservateurs, notamment Liu Yunshan, chargé de la Propagande au sein du parti unique.
 
Dans le futur Comité permanent du Politburo demeurent l’actuel vice-président Xi Jinping, qui devient numéro un, et le vice-premier ministre chinois Li Keqiang, prochain premier ministre, ces deux promotions étant en revanche attendues, souligne Mirror Books.
 
Les quatre autres hauts responsables à intégrer le « saint des saints » du pouvoir chinois sont Zhang Dejiang, 
 
Yu Zhengsheng, Zhang Gaoli et Wang Qishan, selon le site Internet.
 
Le quotidien South China Morning Post a présenté dans son édition de vendredi la même liste de responsables, en estimant également qu’elle illustrait le terrain gagné par les conservateurs dans la lutte d’influence et les tractations qui sont à l’œuvre en coulisse.
 
L’actuel et dernier plénum en cours du comité central élu en 2007, au précédent congrès du PCC, devrait également confirmer l’exclusion de Bo Xilai, l’ex-membre du Politburo à l’origine du plus retentissant scandale politico-financier de ces dernières années.

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