Colombo fustige l'Occident - Le Sri Lanka veut en finir rapidement

Colombo — Le Sri Lanka a prévenu hier qu'il allait très bientôt en finir avec les rebelles tamouls acculés dans le nord-est de l'île et a fustigé l'Occident qui réclame une trêve humanitaire.

«Nous n'avons aucun projet de cessez-le-feu avec les Tigres et il leur reste juste un peu de temps pour déposer leurs armes», a averti le président Mahinda Rajapakse, en direct à la télévision.

Sûr d'être à deux doigts d'écraser la guérilla séparatiste et extrêmement sourcilleux sur sa souveraineté, le régime nationaliste sri-lankais reste sourd aux critiques de la communauté internationale sur la manière dont il conduit son offensive finale.

L'ONU, les États-Unis, l'Union européenne ou le G8 ont eu beau ces dix derniers jours exhorter Colombo à proclamer une «pause humanitaire», le Sri Lanka veut donner le coup de grâce au LTTE et à son chef Velupillaï Prabhakaran, peut-être terré dans la poche rebelle.

«Après 30 ans [de guerre], le temps est venu pour Prabhakaran et d'autres chefs terroristes d'être capturés morts ou vifs et le gouvernement ne s'arrêtera pas avant que cela ne soit fait», a averti le frère du président, Gotabhaya Rajapakse.

D'ailleurs, les Tigres ont prévenu, via leur site Internet, que «l'armée s'apprêtait à commettre le pire des massacres sur [leur] mince bande côtière», à la faveur d'un ultime coup de boutoir.

Trois cents civils auraient déjà été tués mercredi dans cette enclave coupée du monde. Le ministère de la Défense a rétorqué que 29 Tigres avaient été éliminés et que davantage de territoire avait été grignoté.

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