Les Indonésiens prient à la mémoire des victimes du tsunami

Des femmes prient sous un bateau de bois qui a été soulevé par le tsunami, le 26 décembre 2004.
Photo: Agence Reuters Des femmes prient sous un bateau de bois qui a été soulevé par le tsunami, le 26 décembre 2004.

En 2004, la catastrophe avait fait 230 000 morts, dont plus de la moitié en Indonésie

Banda Aceh, Indonésie — Des milliers de personnes se sont retrouvées hier sur les plages des rives de l'océan Indien, de l'Indonésie à l'Inde en passant par la Thaïlande, priant et mettant des cierges à la mémoire des victimes du tsunami de 2004.

Le tsunami, déclenché par un puissant séisme au large des côtes d'Aceh, a fait 230 000 morts dans une dizaine de pays, dont plus de la moitié dans la seule Indonésie.

Quatre ans plus tard, cette cérémonie rassemblait les survivants, dont bon nombre n'ont toujours pas reconstruit leur vie. «Quatre ans après, je ne peux pas oublier comment j'ai perdu ma femme et mon bébé, emportés par la vague, raconte Ibrahim Musa. Je les ai cherchés en vain pendant trois ans. Maintenant je n'ai pas d'autre choix que d'accepter leur départ, c'est le destin.»

Siti Hasnaini, 40 ans, a perdu sa fille dans le tsunami. Elle habite toujours, avec ses deux fils et son mari, dans un abri de fortune. Les maisons construites pour sa famille et près de 900 autres ayant tout perdu devraient être achevées d'ici février, selon le gouvernement.

Ce dernier dit avoir déjà dépensé 5,48 milliards d'euros, dont 70 % financés par des dons de l'étranger, et plus de 124 000 maisons ont été construites.

Aide canadienne

Des centaines de Canadiens ont contribué aux efforts de reconstruction, et ils poursuivront leur travail jusqu'en mars prochain, notamment grâce à l'aide financière de l'Agence canadienne de développement international.

Les programmes de reconstruction ont ciblé cinq des districts les plus durement affectés au Sri Lanka et trois dans la province d'Aceh, en Indonésie. Ils avaient pour objectif de combler directement les besoins à l'échelle locale qui avaient été identifiés par les pouvoirs publics locaux.

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