Le «Turkmenbashi» avait donné son nom à un mont, à une constellation et à une variété de melon

Achgabat — Le président à vie du Turkménistan, Saparmourat Niazov, décédé hier, dirigeait une des dictatures les plus dures au monde, au gré de ses caprices et de ses excentricités, dont voici quelques exemples.

- Niazov, qui se faisait appeler le «Turkmenbachi» («le leader des Turkmènes»), a donné son nom au mois de janvier et celui de sa mère au mois d'avril.

- Il a interdit le ballet, l'opéra et le cirque, jugés indécents. Les présentateurs turkmènes n'ont pas le droit d'être maquillés.

- Il a interdit les dents en or, et les jeunes Turkmènes n'ont pas le droit de porter la barbe ou des cheveux longs.

- Il a autorisé le ministère de la Justice à prononcer des condamnations en cas de comportement amoral.

- Une planète de la constellation du Taureau, un cratère sur la Lune et un sommet portent son nom, de même qu'une race de chevaux et une variété de melons.

- Niazov avait pour habitude d'offrir un cheval aux chefs d'État étrangers.

- Il avait pour projet de construire en plein désert turkmène un zoo qui devait accueillir, entre autres, des pingouins.

- Comme les khans qui, naguère, régnaient sur l'Asie centrale, Niazov gérait les affaires de son pays dans un bureau drapé de tapis qui lui donnait une allure de yourte.

- Il a écrit un livre, Roukhnama (Le Livre de l'esprit), qui est un recueil de conseils et d'histoires, et un best-seller à Achgabat.

- Dans la capitale, qui est sortie du désert comme un petit Doubaï, une statue de Niazov couverte de feuilles d'or tourne pour faire constamment face au soleil.

- Hôpitaux et bibliothèques ont été interdits dans tout le pays, à l'exception d'Achgabat.

- L'importation de livres en langue étrangère est interdite.