Le président mexicain va étudier la demande de retour de «El Chapo»

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Eduardo Verdugo archives Associated Press Joaquin "El Chapo" Guzman après sa capture au Mexique, le 24 février 2014

Le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, a déclaré mercredi qu’il allait étudier la demande de rapatriement de l’ex-baron de la drogue Joaquin « Chapo » Guzman, qui se plaint de ses conditions de détention en sol américain. Une lettre a été transmise par ses avocats à l’ambassadeur du Mexique aux États-Unis.

« Quand il s’agit de droits humains, il y a des instances internationales », a déclaré le président mexicain lors de sa conférence de presse quotidienne. « Il faut toujours garder la porte ouverte quand il s’agit de droits humains ».

Guzman, 65 ans, a affirmé qu’il subissait des « tourments psychologiques » dans la prison sous très haute sécurité à Florence, dans les montagnes désertes du Colorado. C’est là qu’il purge une peine de prison à vie pour trafic de drogue, blanchiment d’argent et usage d’armes à feu.

L’un de ses avocats, José Refugio Rodriguez, a affirmé à l’Agence France-Presse qu’il souhaitait que Guzman « revienne au Mexique » pour y être jugé et pour purger sa peine dans une prison locale. Il a entre autres mentionné l’existence de « conventions pénitentiaires » entre le Mexique et les États-Unis.

Les doléances du « Chapo » interviennent après l’arrestation de l’un de ses fils, Ovidio Guzman, le 5 janvier dans l’État du Sinaloa (nord-ouest) lors d’une opération qui a fait 29 morts (10 militaires et 19 criminels présumés d’après les autorités).

Guzman, chef implacable du cartel de Sinaloa, s’est évadé à deux reprises en 2001 et 2015 de prisons mexicaines. De nouveau arrêté au Mexique en janvier 2016, il a été extradé aux États-Unis en 2017.

Le 18 juillet 2019, il a été reconnu coupable de narcotrafic, blanchiment d’argent et d’utilisation d’armes à feu par un tribunal de New York.

Devant ce même tribunal de Brooklyn a commencé mardi le procès pour trafic de cocaïne de Genaro Garcia Luna, ministre mexicain de la Sécurité entre 2006 et 2012.

M. Garcia Luna est accusé d’avoir accepté des pots-de-vin pour protéger le cartel de Sinaloa du « Chapo ».

Le président mexicain a qualifié ce procès de « très important » et souhaité qu’il permette de savoir si les autorités américaines étaient au courant des liens entre Garcia Luna et les narcotrafiquants.

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