En pleurs, Bolsonaro salue ses partisans

«Jamais je n’aurais pensé arriver jusqu’ici», a dit M. Bolsonaro en pleurant, avant de déclarer: «au moins avons-nous retardé de quatre ans l’effondrement du Brésil avec cette idéologie néfaste de gauche».
Photo: Capture d'écran Facebook Jair Messias Bolsonaro «Jamais je n’aurais pensé arriver jusqu’ici», a dit M. Bolsonaro en pleurant, avant de déclarer: «au moins avons-nous retardé de quatre ans l’effondrement du Brésil avec cette idéologie néfaste de gauche».

Le président brésilien Jair Bolsonaro a dit au revoir vendredi à ses sympathisants, s’exprimant pour la première fois sur les réseaux sociaux depuis sa défaite électorale et essuyant quelques larmes, à deux jours de la fin de son mandat.

Le chef de l’État sortant d’extrême droite n’a pas précisé au cours de cette prise de parole s’il remettrait l’écharpe présidentielle à son successeur Lula dimanche, comme le veut le protocole de l’investiture, alors qu’il doit partir très prochainement pour les États-Unis.

« Le monde ne va pas s’arrêter de tourner le 1er janvier […] Nous avons un grand avenir devant nous », a assuré M. Bolsonaro. « On perd des batailles, mais on ne perd pas la guerre », a ajouté celui qui n’a été battu que d’une courte tête à l’élection présidentielle d’octobre par le dirigeant de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Jair Bolsonaro doit très prochainement quitter le Brésil pour un voyage aux États-Unis, le secrétariat général de la présidence ayant autorisé la sortie du territoire de membres du personnel chargé de la sécurité du « futur ex-président » pour un voyage à Miami « du 1er au 30 janvier 2023 », selon le Journal officiel de vendredi.

M. Bolsonaro n’a pas mentionné ce voyage mais s’est directement adressé à ses fidèles qui continuent de camper devant les casernes ou le QG de l’Armée à Brasilia et dans d’autres villes pour demander une intervention militaire afin d’empêcher Lula de prendre ses fonctions.

« Jamais je n’aurais pensé arriver jusqu’ici », a dit M. Bolsonaro en pleurant, avant de déclarer : « au moins avons-nous retardé de quatre ans l’effondrement du Brésil avec cette idéologie néfaste de gauche ».

« J’ai donné le meilleur de moi-même », a poursuivi le président sortant dont la majeure partie des analystes considèrent le bilan des quatre années de mandat comme très mauvais.

Devant sa résidence officielle du Palais de l’Alvorada, des manifestants qui suivaient la transmission en direct criaient « lâche ! », « honte ! ».

Depuis la victoire de Lula, qu’il n’a jamais félicité, M. Bolsonaro vit quasiment reclus à Brasilia et s’est enfermé dans le mutisme.

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