Bolsonaro appelle à choisir entre «le bien et le mal»

D’après le dernier sondage de l’institut Datafolha publié jeudi, 43% des Brésiliens voteraient pour Luiz Inacio Lula da Silva au premier tour, contre 26% pour M. Bolsonaro.
Photo: EVARISTO SA Agence France-Presse

D’après le dernier sondage de l’institut Datafolha publié jeudi, 43% des Brésiliens voteraient pour Luiz Inacio Lula da Silva au premier tour, contre 26% pour M. Bolsonaro.

Le Brésil devra choisir à la prochaine élection présidentielle d’octobre entre « le bien et le mal », a déclaré dimanche devant des milliers de supporters le président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro.

« Notre ennemi n’est pas extérieur, il est intérieur. Ce n’est pas une lutte entre la droite et la gauche, c’est une lutte entre le bien et le mal et nous allons gagner », a lancé M. Bolsonaro à ses supporters qui portaient souvent un t-shirt « Bolsonaro 2022 » même si la campagne ne doit commencer que le 16 août.

L’ex-président Lula reste largement en tête des intentions de vote, même si Jair Bolsonaro a récemment réduit l’écart.

« Ce n’est pas parce qu’un sondage mensonger est publié mille fois que quelqu’un sera élu président », a ajouté M. Bolsonaro sous les applaudissements.

D’après le dernier sondage de l’institut Datafolha publié jeudi, 43 % des Brésiliens voteraient pour Luiz Inacio Lula da Silva au premier tour, contre 26 % pour M. Bolsonaro.

Pour Datafolha, les autres candidats à la présidentielle demeurent sous le seuil des 10 %, et l’option d’une « troisième voie » reste pour le moment improbable.

L’ex-juge anticorruption Sergio Moro, ancien ministre de la Justice du gouvernement Bolsonaro, arrive troisième (8 %), suivi par Ciro Gomes (centre gauche, 6 %) et du gouverneur de centre droit de Sao Paulo Joao Doria (2 %).

La popularité du président d’extrême droite avait fortement chuté en fin d’année dernière, avec seulement 22 % d’opinions favorables.

Il est très critiqué pour la façon dont son gouvernement a géré la pandémie de coronavirus, qui a fait plus de 650 000 morts au Brésil.

La situation économique est également mauvaise, avec une inflation galopante qui plombe le pouvoir d’achat des plus pauvres.

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