Evo Morales officiellement candidat au Sénat en Bolivie

M. Morales ne peut pas briguer un nouveau mandat présidentiel lors du prochain scrutin.
Photo: Ronaldo Schemidt Agence France-Presse M. Morales ne peut pas briguer un nouveau mandat présidentiel lors du prochain scrutin.

L’ancien président bolivien Evo Morales, en exil en Argentine depuis plusieurs mois, a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai, a annoncé le tribunal suprême électoral.

Celui qui a quitté le pouvoir le 10 novembre figure en tête de liste du Mouvement vers le socialisme (MAS) — comprenant huit candidats au Sénat (quatre titulaires et quatre suppléants) — pour la région de Cochabamba, dans le sud du pays, d’après les informations publiées sur le site du tribunal électoral.

Il ne peut en revanche pas briguer un nouveau mandat présidentiel lors du scrutin prévu le même jour.

Jeanine Añez, présidente par intérim de la Bolivie, a en effet promulgué le 24 novembre une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives qui interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième. Ce qui a fermé la porte à une nouvelle candidature d’Evo Morales, 60 ans, qui a déjà exercé trois mandats.

C’est donc l’ancien ministre de l’Économie, Luis Arce, qui a été désigné par le MAS pour la course présidentielle.

Evo Morales s’était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre, mais l’opposition avait crié à la fraude. Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par l’armée, le président a annoncé sa démission le 10 novembre. Poursuivi dans son pays pour « sédition et terrorisme », il a fui vers le Mexique, avant de trouver refuge en Argentine.

Un sondage de l’institut Mercados y Muestras réalisé la semaine dernière a attribué 26 % des intentions de vote à Luis Arce, suivi par l’ex-président centriste Carlos Mesa et par le dirigeant régional de droite Luis Fernando Camacho (17 %). La présidente par intérim, également candidate, recueille 12 %.

Les élections du 3 mai visent à élire le président, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés. En cas de second tour, le scrutin aura lieu le 14 juin.