Un collectif d’opposants réclame «l’annulation» de la présidentielle en Bolivie

<p>Le collectif de l’opposition bolivienne baptisé «Coordination de défense de la démocratie» regroupe des partis politiques de droite, du centre et la société civile.</p>
Photo: Aizar Raldes Agence France-Presse

Le collectif de l’opposition bolivienne baptisé «Coordination de défense de la démocratie» regroupe des partis politiques de droite, du centre et la société civile.

Un collectif de l’opposition bolivienne regroupant partis politiques de droite, du centre et société civile a réclamé dimanche l’annulation de l’élection présidentielle, remportée une semaine auparavant par Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, et qui a fait naître une contestation en divers endroits du pays.

Le groupe, baptisé « Coordination de défense de la démocratie », « exige l’annulation de l’élection », et réclame la mise en place d’un nouveau Tribunal suprême électoral (TSE), l’organisme chargé d’organiser l’élection, « impartial, cette fois-ci », a déclaré son leader Waldo Albarracín lors d’une conférence de presse à La Paz.

« La fraude électorale que nous dénonçons et qui a été prouvée techniquement et juridiquement rend impossible la tenue d’un second tour », a ajouté Waldo Albarracín, un allié du rival d’Evo Morales, Carlos Mesa.

Ce dernier réclamait jusqu’ici un second tour. Une demande soutenue par l’Union européenne, les États-Unis, l’Organisation des États américains (OEA), la Colombie et l’Argentine.

Le collectif a également appelé à intensifier les manifestations dans le pays : « C’est cette semaine que se joue le futur de la démocratie », a insisté Waldo Albarracín, affirmant que La Paz, la capitale du pays, allait se joindre au mouvement de grève générale à partir de lundi.

Jusqu’à présent, la grève a surtout touché Santa Cruz, la capitale économique du pays et bastion de l’opposition ainsi que Potosi (sud-ouest) et Sucre (sud-est).

Un peu plus tôt dimanche, Evo Morales avait lui averti qu’« un coup d’État » se « [préparait] » pour la semaine prochaine.

« J’avertis le peuple bolivien. Plusieurs acteurs sociaux se préparent à mener un coup d’État cette semaine », avait-il dit lors d’un déplacement dans le centre du pays, à Vila Vila.