Au moins 10 morts dans l’incendie d’un club de soccer au Brésil

<p>Le président brésilien Jair Bolsonaro s'est dit «consterné» par «cette tragédie» qui a enlevé la vie de jeunes qui entamaient leur chemin vers la réalisation de leurs rêves professionnels.</p>
Photo: Sergio Lima Archives Agence France-Presse

Le président brésilien Jair Bolsonaro s'est dit «consterné» par «cette tragédie» qui a enlevé la vie de jeunes qui entamaient leur chemin vers la réalisation de leurs rêves professionnels.

Le soccer brésilien a été endeuillé vendredi par un incendie qui a fait au moins 10 morts et 3 blessés à Rio de Janeiro dans des logements de jeunes joueurs du centre de formation de Flamengo, le club de soccer le plus populaire du Brésil, ont annoncé les pompiers.

 

D'après la chaîne Sportv, six joueurs sont décédés, ainsi que quatre employés du club. Les espoirs hébergés au centre de formation sont âgés de 14 à 17 ans, selon les médias brésiliens.

 

Le président brésilien Jair Bolsonaro s'est dit « consterné » par « cette tragédie (...) qui a enlevé la vie de jeunes qui entamaient leur chemin vers la réalisation de leurs rêves professionnels » et s'est associé « à la douleur des familles dans ce moment de deuil ».

 

Le joueur brésilien Neymar, attaquant vedette du Paris SG, a posté sur son compte Instagram une simple image du logo de Flamengo sur fond noir avec le message: « Mes condoléances ». 

 

De nombreux proches affluaient vers le centre d'entraînement, angoissés de ne pas avoir de nouvelles des joueurs, originaires de plusieurs régions du Brésil. Un de ces proches a indiqué à Sportv que les jeunes étaient logés dans des installations provisoires en préfabriqué.

 

« Il faut absolument donner tout le soutien nécessaire aux proches des victimes, parce que la plupart d'entre elles ne sont pas de Rio », a déclaré à des journalistes Felipe Bornier, secrétaire aux Sports du gouvernement de l'État de Rio de Janeiro. 

 

L'incendie s'est déclaré vers 5 h (2 h à Montréal) et a été maîtrisé deux heures plus tard, dans les installations ultra-modernes du Ninho do Urubu, où s'entraîne également l'équipe première de Flamengo, dans le quartier de Vargem Grande, à l'ouest de Rio.

 

Ce quartier a été un des plus touchés par les pluies diluviennes qui ont fait six morts dans la nuit de mercredi à jeudi à Rio de Janeiro, et était toujours privé d'électricité et d'eau courante quand s'est déclaré l'incendie, dont les causes n'ont toujours pas été établies.

 

Vinicius Junior effondré

« Flamengo est en deuil », a simplement réagi le club, avec un message sur fond noir, sur les réseaux sociaux.

 

Les joueurs de l'équipe première étaient censés se rendre au Ninho do Urubu dans la matinée, pour le dernier entraînement avant le « classico » contre le rival historique Fluminense samedi.

 

La fédération de soccer de Rio de Janeiro a indiqué sur Twitter avoir convoqué une réunion entre les dirigeants des deux clubs pour envisager un report de cette rencontre, la demi-finale du championnat régional.

 

Fluminense et de nombreux autres clubs brésiliens et étrangers ont envoyé des messages de condoléances sur les réseaux sociaux.

 

Flamengo, club qui compte le plus de partisans au Brésil, a révélé récemment dans son centre de formation les talents de Vinicius Junior, très en vue actuellement au Real Madrid, à seulement 18 ans.

 

« Quelle triste nouvelle! Nous prions pour tous. Courage », a réagi le joueur de l'équipe madrilène sur Twitter.

 

« Le souvenir des nuits passées au centre d'entraînement me donne la chair de poule. Je n'arrive pas à y croire », a-t-il ajouté dans un nouveau message, avec le logo de Flamengo en gris sur fond noir, au lieu du rouge et noir habituels.

 

Légende vivante du soccer brésilien, Zico, également formé au club, s'est aussi manifesté.

 

« Quelle tragédie au centre de formation de Flamengo (...) C'étaient des jeunes qui rêvaient de changer de vie et d'aider leurs familles », a affirmé sur Instagram le milieu de terrain légendaire des années 80.

 

Le soccer brésilien avait déjà été endeuillé il y a deux ans par l'accident de l'avion de l'équipe de Chapecoense, qui s'était écrasé en Colombie, faisant 71 morts, dont 19 joueurs, 14 membres du staff et une vingtaine de journalistes.

 

« Nous sommes attristés par la nouvelle de l'incendie qui a touché le Ninho de Urubu, faisant de nombreuses victimes », a réagi Chapecoense sur Twitter, un message illustré d'un photomontage de son maillot à côté de celui de Flamengo.