Catastrophe minière au Brésil: le bilan s’alourdit à 134 morts

Au onzième jour de recherches, les pompiers de l’État du Minas Gerais ont précisé que 199 personnes étaient encore portées disparues.
Photo: Mauro Pimentel Agence France-Presse Au onzième jour de recherches, les pompiers de l’État du Minas Gerais ont précisé que 199 personnes étaient encore portées disparues.

Le bilan de la rupture d’un barrage minier à Brumadinho, dans le sud-est du Brésil, est passé lundi de 121 à 134 morts et près de 200 disparus, ont annoncé les autorités.

Au onzième jour de recherches, les pompiers de l’État du Minas Gerais ont précisé que 199 personnes étaient encore portées disparues et que 120 des 134 corps retrouvés avaient été identifiés.

Les recherches ont été interrompues pendant quelques heures dimanche et lundi en raison d’intempéries, mais les hélicoptères ont repris le survol de la zone lundi à la mi-journée.

Un porte-parole des pompiers a admis au cours d’un point de presse qu’il était possible que certains corps ne soient pas retrouvés dans la marée de boue de résidus miniers qui s’est déversée le 25 janvier.

« Au bout d’un moment, en raison de la décomposition des corps, il sera impossible de retrouver les corps. Mais en attendant que ce moment arrive, même si nous devons rester quatre, cinq où six mois, les pompiers seront sur les lieux sans interruption », a-t-il expliqué.

La majorité des morts et des disparus travaillaient dans la mine Corrego do Feijao appartenant au groupe Vale et beaucoup étaient en train de déjeuner dans la cantine d’entreprise, une des premières structures touchées par la boue.

La catastrophe, qui s’est produite à proximité de la ville de Brumadinho (39 000 habitants), à 60 km de la capitale régionale Belo Horizonte, a eu lieu trois ans seulement après une tragédie similaire dans les environs, à la mine de Samarco (une coentreprise de Vale et de la minière australienne BHP).

La tragédie de 2015 avait touché la ville de Mariana, avec un nombre de morts (19) moins élevé qu’à Brumadinho. Elle avait cependant ravagé l’écosystème local, devenant la pire catastrophe environnementale de l’histoire du Brésil.