Des manifestants protestent contre la présence de migrants à Tijuana

«Nous ne voulons pas d’eux à Tijuana», ont crié les centaines de manifestants réunis dimanche, faisant référence aux migrants venus d'Amérique centrale pour atteindre la frontière américaine.
Photo: Rodrigo Abd Associated Press «Nous ne voulons pas d’eux à Tijuana», ont crié les centaines de manifestants réunis dimanche, faisant référence aux migrants venus d'Amérique centrale pour atteindre la frontière américaine.

Des centaines de résidants de Tijuana se sont rassemblés dimanche autour d’un monument situé dans un quartier aisé pour protester contre l’arrivée de milliers de migrants centraméricains qui veulent se rendre aux États-Unis.

La tension s’est accrue depuis l’arrivée de près de 3000 migrants à Tijuana au cours des derniers jours. Ils pourraient demeurer dans la région pendant plusieurs mois avant que les autorités américaines se prononcent sur leur sort.

Selon le gouvernement mexicain, le nombre de migrants pourrait grimper jusqu’à 10 000.

Les inspecteurs américains traitent environ d’une centaine de demandes d’asile par jour au principal poste frontalier de Tijuana. Les candidats inscrivent leur nom sur une liste gérée par les migrants eux-mêmes. Cette liste comportait déjà 3000 noms avant même l’arrivée de la masse de migrants.

Dimanche, des résidants de Tijuana mécontents ont agité des drapeaux mexicains, chanté l’hymne national mexicain et scandé « Dehors ! Dehors ! » devant la statue du souverain aztèque Cuauhtémoc, à 1,6 km de la frontière américaine. Ils ont accusé les migrants d’être désordonnés, ingrats et de représenter un danger pour leur ville. Ils se sont également plaints de la façon dont le cortège de migrants est entré au Mexique, utilisant même le mot « invasion ». Des manifestants ont exprimé leur inquiétude au sujet de leurs impôts.

« Nous ne voulons pas d’eux à Tijuana », ont crié les manifestants.

Non loin de là, moins d’une dizaine de résidants manifestaient leur soutien aux migrants.

La plupart des migrants qui ont atteint Tijuana ces derniers jours ont quitté le Honduras il y a plus d’un mois. Des dizaines de migrants qui ont été interviewés par des journalistes de l’Associated Press ont déclaré avoir quitté leur pays après avoir reçu des menaces de mort.

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