Brésil: plus de 70 villes montrent leur soutien à Lula

Accusé de corruption, l'ex-président du Brésil nie toute malversation et se dit victime d’un complot pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle.
Photo: Miguel Schincariol Agence France-Presse Accusé de corruption, l'ex-président du Brésil nie toute malversation et se dit victime d’un complot pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle.

Brasília — Des manifestations de soutien à l’ex-président Lula, incarcéré depuis avril pour corruption, ont été organisées dimanche dans plus de 70 villes du Brésil, pour revendiquer sa candidature à la présidentielle d’octobre malgré sa condamnation.

« Le Brésil entier est uni d’une seule voix : Lula président ! » s’écriait le député Paulo Pimenta, en tête d’un cortège de plusieurs dizaines de militants à Brasília.

« Lula est notre candidat, il n’y a pas de plan B. Notre défi est non seulement de faire la plus belle campagne de l’histoire de ce pays, mais de faire élire Lula au premier tour », a-t-il scandé, arborant un t-shirt rouge à l’effigie de l’icône de la gauche brésilienne.

Ces rassemblements convoqués sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #MaisCandidatoqueNunca (plus candidat que jamais) sont prévus tout au long de la journée, aussi bien dans les métropoles comme Rio ou São Paulo que dans de petites bourgades de la campagne du nord-est, région pauvre dont Luiz Inácio Lula da Silva, 72 ans, est originaire.

Le compte Twitter du Parti des travailleurs (PT), fondé par Lula au début des années 1980, montrait par exemple des photos d’un groupe de militants voguant sur un fleuve près de Mossoro, dans le Rio Grande do Norte (nord-est), dans une embarcation nommée « le bateau de la démocratie ».

Un des principaux rassemblements avait lieu à Curitiba, ville du sud du Brésil où l’ex-président purge depuis le 7 avril une peine de 12 ans et un mois de prison.

Accusé d’avoir reçu un appartement en bord de mer en guise de pot-de-vin pour favoriser une entreprise de construction dans l’obtention de marchés publics, il nie toute malversation et se dit victime d’un complot pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle.