Cuba: un avion s’est écrasé à l’aéroport de La Havane

L’avion du transporteur Cubana s’est écrasé dans un champ agricole au bout de la piste de décollage.
Photo: Yamil Lage Agence France-Presse L’avion du transporteur Cubana s’est écrasé dans un champ agricole au bout de la piste de décollage.

La Havane — Un avion de ligne vieux de 39 ans avec 110 personnes à bord s’est écrasé dans un champ de manioc de Cuba, peu après son décollage de l’aéroport international de La Havane, vendredi. Avec seulement trois personnes qui ont survécu à l’accident, il s’agit de la pire catastrophe aérienne depuis une trentaine d’années à Cuba, selon les autorités.

Le Boeing 737, qui se rendait à Holguin, a entamé sa descente tout près de la fin de la piste de décollage, en périphérie de la capitale cubaine. Quatre personnes ont été transportées à un hôpital de La Havane, mais seulement trois étaient toujours vivantes en après-midi, a confié le directeur de l’hôpital Martinez Blanco à la télévision d’État.

Le président Miguel Díaz-Canel, qui s’est rendu sur les lieux du drame, a annoncé la tenue d’une enquête spéciale pour déterminer les causes de l’accident.

Au moment de l’écrasement, il pleuvait, il y avait beaucoup de nuages dans le ciel et la vitesse du vent était évaluée à 6 kilomètres/heure.

Selon les autorités, il y avait 104 passagers et 6 membres de l’équipage. Les autorités mexicaines ont révélé que l’appareil datait de 1979 et qu’il avait été loué par Cubana à Aerolineas Damojh, une petite compagnie mexicaine qui est aussi appelée Global Air.

Victimes canadiennes ?

Affaires mondiales Canada a diffusé un communiqué en après-midi pour réagir à l’événement, mais le ministère n’a rien confirmé quant à la possibilité que des Canadiens soient parmi les victimes.

Au Québec, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie n’avait pas d’informations sur les passagers vendredi après-midi.

La porte-parole de la ministre Christine St-Pierre, Ann-Clara Vaillancourt, a toutefois confirmé que les six étudiants des Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) présents à Cuba étaient sains et saufs, tout comme les employés du Bureau du Québec à Cuba.

L’avion s’est échoué dans un champ ; il semblait très endommagé et calciné. Les pompiers tentaient d’éteindre les flammes qui continuaient de brûler sur les restes de l’appareil. Les représentants du gouvernement, dont le président Miguel Díaz-Canel, se sont précipités sur les lieux de l’accident, tout comme plusieurs secouristes et ambulances.

Une compagnie critiquée

L’avion était loué par Cubana, qui a dû se débarrasser de plusieurs de ses appareils vieillissants dans les derniers mois en raison de problèmes mécaniques.

Le premier vice-président de Cuba, Salvador Valdés Mesa, avait rencontré jeudi les représentants du transporteur aérien pour discuter des améliorations à apporter à son service, qui a fait l’objet de nombreuses critiques.

Cubana est reconnu parmi les Cubains pour ses retards fréquents et ses annulations, qui seraient attribuables, selon le transporteur, à l’embargo commercial des États-Unis sur l’île communiste.

L’accident de vendredi est le troisième écrasement important à survenir à Cuba depuis 2010.