Présidentielle au Mexique: les trois principaux candidats lancent leur campagne

Actuellement en tête des sondages, le candidat Andrés Manuel Lopez Obrador, 64 ans, fait figure de favori.
Photo: Pedro Pardo Agence France-Presse Actuellement en tête des sondages, le candidat Andrés Manuel Lopez Obrador, 64 ans, fait figure de favori.

Les trois principaux candidats à l’élection présidentielle mexicaine de juillet prochain ont lancé dimanche leur candidature lors de plusieurs rassemblements dans la capitale.

La course est ouverte pour succéder au président Enrique Peña Nieto, très impopulaire au terme d’un mandat de six ans marqué par plusieurs grandes réformes mais aussi par des scandales à répétition et un taux record d’homicides.

Actuellement en tête des sondages, Andrés Manuel Lopez Obrador, 64 ans, fait figure de favori. Cet homme de gauche au style combatif souvent qualifié de populiste a tenté d’adoucir son image.

En deuxième place dans les intentions de vote figure le conservateur Ricardo Anaya (Parti action nationale). Cet ancien juriste de 38 ans tente d’incarner le renouveau, mais son image a été brouillée par plusieurs accusations de corruption.

En troisième position figure l’ancien ministre des Finances José Antonio Meade, un technocrate respecté qui porte les couleurs du parti au pouvoir, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, droite).

Ce parti qui a dominé durant des décennies la vie politique mexicaine souffre d’une impopularité si grande qu’il a préféré choisir pour candidat un homme qui n’a pas milité dans ses rangs, une première dans son histoire.

Lopez Obrador, qui est arrivé à deux reprises en seconde place à la présidentielle, est devenu l’homme à battre.

« Je suis conscient de ma responsabilité historique », a-t-il lancé dimanche à Mexico. « Je veux qu’on se souvienne de moi comme un bon président. »

Lopez Obrador s’est engagé à lutter contre la corruption. « J’agirai comme président avec la même conviction, têtue, obstinée, frisant la folie pour éliminer la corruption », a-t-il lancé.

Durant la précampagne, cet ancien maire de Mexico a continué à décliner ses arguments sur un changement radical, tout en cherchant à rassurer les élites et à tendre la main aux entrepreneurs.

De récents sondages lui attribuent un peu plus de 30 % des intentions de vote, devant Anaya et Meade, qui évoluent dans les 20 %, un score suffisant pour faire de Lopez Obrador le prochain président.

Officiellement, la campagne ne débute pas avant le 30 mars. Mais en pratique, les intronisations de dimanche marquent le départ de la course, après une précampagne de plusieurs mois.

Le prochain président héritera d’une situation économique incertaine, d’un système politique gangrené par la corruption et d’une guerre des cartels de drogue qui a fait des dizaines de milliers de morts ou de disparus.

Quant à la relation diplomatique avec les États-Unis, elle est notoirement difficile depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.