Un dernier effort pour trouver des survivants

Le bilan du séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le 19 septembre est monté dimanche à 320 morts, dont 182 dans la capitale, où vivent 20 millions de personnes.
Photo: Guillermo Arias Agence France-Presse Le bilan du séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le 19 septembre est monté dimanche à 320 morts, dont 182 dans la capitale, où vivent 20 millions de personnes.

Mexico — L’espoir de retrouver les derniers survivants sous les gravats et la ferraille faiblissait encore dimanche soir à Mexico, mais cinq jours après le puissant séisme qui a fait au moins 320 morts, secouristes et volontaires poursuivent obstinément leurs recherches.

En parallèle, les funérailles, veillées et cérémonies d’hommage aux victimes se succèdent depuis jeudi.

Déposant une haute croix rose où est écrit « Ton nom est le mien » près des ruines d’une usine textile détruite par le séisme, des dizaines de femmes sont venues dimanche rendre hommage aux couturières mortes ici, criant chacun de leurs noms, parfois en larmes.

Dans l’école Enrique Rebsamen où sont morts 19 enfants et six adultes, l’armée poursuivait les recherches pour tenter de retrouver une employée.

Après des heures à passer au crible les décombres d’un immeuble d’habitations non loin de là, à Tlalpan, dans le sud de la capitale, les sauveteurs ont retiré un cadavre dimanche matin.

Photo: Guillermo Arias Agence France-Presse

Le bilan du séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le 19 septembre est monté dimanche à 320 morts, dont 182 dans la capitale, où vivent 20 millions de personnes.

Les trois premiers jours, 69 personnes ont été sorties en vie d’immeubles effondrés. Mais depuis vendredi, on ne retrouve plus que des corps.

Rassurer

Les autorités, jusqu’au président Enrique Peña Nieto, tentent de rassurer les familles en martelant depuis des jours qu’aucun immeuble ne sera démoli tant que tous les corps n’auront pas été récupérés.

Des équipes de secouristes étrangers, Américains, Espagnols, Israéliens ou Japonais, travaillent encore au côté des sauveteurs mexicains avec du matériel de pointe et des chiens.

Dans les quartiers à la mode de Roma-Condesa, les recherches continuent sur les décombres d’un immeuble de bureaux. Dans les rues alentour, où se trouvent de nombreux bars et restaurants, un calme inhabituel a régné ce week-end.

Solidarité

Mais la solidarité qui fait la fierté des Mexicains depuis mardi anime quelques places, où on distribue à manger mais aussi des outils pour aider aux recherches. Et des cyclistes sillonnent nuit et jour les rues de la capitale pour distribuer nourriture et médicaments dans les zones inaccessibles en voiture.