Le Mexique paiera pour le mur «d’une façon ou d’une autre», martèle Trump

Le président américain, Donald Trump, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche avec le président finlandais, Sauli Niinistö, lundi
Photo: Alex Brandon Associated Press Le président américain, Donald Trump, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche avec le président finlandais, Sauli Niinistö, lundi

Washington — Le président des États-Unis Donald Trump a martelé lundi que le Mexique paierait « d’une manière ou d’une autre » pour le mur à la frontière qu’il espère construire, mais pour lequel il peine à convaincre le Congrès de débloquer les fonds.

« Nous avons vraiment besoin de ce mur », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche avec le président finlandais, Sauli Niinistö.

« Le mur est nécessaire pour la sécurité […] Le mur empêchera l’essentiel des drogues de se déverser dans notre pays et d’empoisonner notre jeunesse », a-t-il encore dit.

Mexico a une nouvelle fois répété ce week-end qu’il ne paierait « en aucune manière » pour un mur à la frontière avec son voisin du nord.

Vers un blocage?

La Maison-Blanche exige que la loi de financement de l’État fédéral, qui doit être examinée prochainement par le Congrès, inclue des crédits pour la construction du mur, qui était la promesse de campagne la plus emblématique de Donald Trump.

Les démocrates qui s’y opposent et détiennent une minorité de blocage au Sénat pourraient jouer l’intransigeance et provoquer un « shutdown » le 1er octobre. Donald Trump a indiqué ces derniers jours qu’il était prêt à aller jusqu’au blocage.

Interrogé sur ce thème lundi, il a laissé planer le doute : « J’espère que cela ne sera pas nécessaire. Si cela est nécessaire, nous verrons… »

Critiques de l’ALENA

Le président américain a par ailleurs une nouvelle fois critiqué le traité de libre-échange ALENA, qui rassemble États-Unis, Canada et Mexique, qui est en cours de renégociation et dont il a de nouveau menacé de se retirer.

« C’est l’un des plus mauvais accords jamais signé dans le monde », a-t-il ajouté. « Je peux comprendre pourquoi le Mexique est dur [dans les négociations]. Il leur est très favorable. »

Il y a une semaine, le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray, s’était déclaré peu inquiet des propos du locataire de la Masion-Blanche sur une sortie pure et simple du traité.

« Le président Trump est en train de négocier. C’est un négociateur avec un style particulier, un style connu, il a même publié des livres sur le sujet », avait-il souligné.

Le deuxième round de renégociation de l’ALENA se tiendra à Mexico du 1er au 5 septembre.

1 commentaire
  • André Tremblay - Abonné 28 août 2017 21 h 14

    Dalida...

    ...et parole, et parole !!!!
    Quans arrêterons-nous à nous intéresser à ce guignol...qui n'est même pas drôle.