Le président maintient le cap malgré la grogne

Plusieurs centaines de Brésiliens se sont rassemblés dimanche à Rio de Janeiro pour réclamer la démission de leur président, Michel Temer, et la tenue de nouvelles élections.
Photo: Andressa Anholete Agence France-Presse Plusieurs centaines de Brésiliens se sont rassemblés dimanche à Rio de Janeiro pour réclamer la démission de leur président, Michel Temer, et la tenue de nouvelles élections.

São Paulo — Le président brésilien, Michel Temer, fragilisé par de graves accusations de corruption, a réitéré dimanche sa ferme intention de maintenir le cap des réformes visant à sortir le pays de la récession, malgré les appels à la démission qui se multiplient.

« Le Brésil ne s’est pas arrêté et ne va pas s’arrêter, malgré la crise politique que, je le reconnais, nous sommes en train de traverser », a affirmé le chef d’État dans une tribune publiée dans le journal Folha de São Paulo.

M. Temer a confirmé sa présence mardi à un forum destiné aux investisseurs à São Paulo, capitale économique du Brésil, alors que le gouvernement table sur une timide reprise malgré un taux de chômage record, supérieur à 14 %.

La tenue de ce forum « est la preuve incontestable qu’après un an de responsabilité fiscale, notre économie n’est plus au fond du trou et recommence à être vue comme une occasion d’investissements », a-t-il exposé dans sa tribune.

Arrivé au pouvoir il y a un an, après la destitution de Dilma Rousseff, dont il était le vice-président, M. Temer a misé sur une série de mesures d’austérité impopulaires, notamment la réforme des retraites et la libéralisation du marché du travail.

« Sans ces réformes, le Brésil ne pourra pas se maintenir en l’état. Tout le monde le sait, même l’opposition », a argumenté le président, très contesté.

Plusieurs centaines de personnes se sont ainsi rassemblées dimanche à Rio de Janeiro lors d’une grande mobilisation sous forme de concert de grands noms de la musique brésilienne, pour réclamer sa démission et la tenue de nouvelles élections. Parmi les chanteurs présents sur la célèbre plage de Copacabana, Caetano Veloso, icône du tropicalisme, mouvement avant-gardiste qui a révolutionné la musique brésilienne dans les années 70, et Milton Nascimento, autre star de la même génération.