Colombie: les rapts par l’ELN «compliquent» le dialogue de paix

Bogotá — Le gouvernement colombien a attribué lundi à l’ELN, dernière guérilla active du pays, l’enlèvement de huit personnes dans une jungle du nord-ouest, estimant que de tels faits « compliquent énormément » les négociations de paix entamées le 7 février en Équateur. « Les turpitudes du Front occidental de l’ELN dans le Choco, qui séquestre et commet des délits, compliquent énormément les négociations de Quito », a tweeté Juan Camilo Restrepo, chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers avec l’Armée de libération nationale (ELN, guévariste), qui visent à mettre fin à plus d’un demi-siècle d’affrontement armé. Le gouvernement du président Juan Manuel Santos, qui veut atteindre une « paix complète » après avoir déjà signé en novembre un accord de paix historique avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), la principale et plus ancienne guérilla des Amériques, a à nouveau exigé de l’ELN qu’elle mette fin à sa pratique des enlèvements. Sept hommes et une femme, dont apparemment un mineur, ont été enlevés dimanche par un groupe armé illégal à Sesego, zone rurale de la municipalité de Novita, dans le Choco, département le plus pauvre de Colombie. Les autorités ont attribué ce rapt à l’ELN.