Santos prêt à un cessez-le-feu sous conditions avec l’ELN

Juan-Manuel Santos entend négocier avec l’Armée de libération nationale, la dernière guérilla encore active dans son pays, un accord similaire à celui signé en novembre avec les FARC.
Photo: Fabrice Coffrini Agence France-Presse Juan-Manuel Santos entend négocier avec l’Armée de libération nationale, la dernière guérilla encore active dans son pays, un accord similaire à celui signé en novembre avec les FARC.

Bogota — Le président colombien, Juan Manuel Santos, a assuré que son gouvernement était prêt à négocier sous conditions un cessez-le-feu bilatéral avec la guérilla de l’ELN, dans une interview publiée dimanche par le quotidien El Tiempo.

Bogota et la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN) ont entamé le 8 février des pourparlers officiels en Équateur visant à mettre un terme à plus d’un demi-siècle de conflit armé, après l’accord avec l’autre guérilla des FARC.

« Nous ne sommes pas fermés à la négociation d’un cessez-le-feu bilatéral, toujours et quand les conditions seront adéquates », a déclaré le chef de l’État colombien. Ces conditions signifient que les « Colombiens bénéficient d’une sécurité absolue, que cette sécurité […] soit garantie ».

Le président colombien préférerait un cessez-le-feu unilatéral de la part de l’ELN, qui selon lui, « contribuerait beaucoup à engager le processus ». Pour lui, il faudrait que l’ELN commence par « renoncer aux séquestrations, qui sont rejetées comme arme de guerre dans le monde entier ».

« J’espère qu’ils [l’ELN] comprennent l’opportunité qu’ils ont de déposer les armes et de revenir à la vie civile. J’ai demandé à l’équipe des négociateurs d’aller de l’avant, sans hâte mais sans pause, vers un accord de paix avec ce groupe de guérilla », a poursuivi Juan Manuel Santos.

M. Santos entend négocier avec la dernière guérilla encore active dans son pays un accord similaire à celui signé en novembre avec les FARC, la principale rébellion issue aussi d’une insurrection paysanne en 1964 et dont les quelque 6200 guérilleros préparent leur désarmement.