Peña Nieto: le Mexique «ne paiera pas le mur»

Le président mexicain, Enrique Peña Nieto
Photo: Marco Ugarte Associated Press Le président mexicain, Enrique Peña Nieto

Mexico — Le Mexique, « bien entendu, ne paiera pas le mur » frontalier que le nouveau président américain Donald Trump veut construire, a déclaré mercredi le président Enrique Peña Nieto, tout en assurant vouloir oeuvrer à une « bonne relation » avec les États-Unis.

« Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des États-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas », a-t-il déclaré.

Quelques heures plus tôt, M. Trump avait une nouvelle fois assuré que les contribuables américains financeraient le budget de construction de ce mur, mais que Mexico rembourserait ensuite.

« D’une manière ou d’une autre, et il y a plusieurs façons, le Mexique nous remboursera […], que ce soit à travers une taxe ou un paiement, c’est moins probable que ce soit un paiement », a affirmé le président américain désigné, mercredi, lors de sa première conférence de presse avant son entrée en fonction le 20 janvier.

Bâtir une relation

Le président mexicain, qui s’exprimait devant les ambassadeurs mexicains réunis au palais national, a affirmé qu’il n’accepterait pas une décision « qui va contre notre pays et notre dignité en tant que Mexicains ».

« Ce que je peux vous assurer, c’est que nous oeuvrons pour avoir une bonne relation avec les États-Unis et son président », a-t-il ajouté.

Au sujet de l’accord de libre-échange (ALENA), que M. Trump s’est engagé à renégocier, voire abroger, Peña Nieto a affirmé que son pays chercherait un accord permettant de donner des garanties aux investissements.

Il a renouvelé sa demande adressée au gouvernement américain de stopper le trafic illégal d’armes provenant des États-Unis ainsi que les flux d’argent d’origine criminelle qui alimentent les cartels au Mexique.

1 commentaire
  • André Mainguy - Inscrit 11 janvier 2017 21 h 25

    Le mur entre le Mexique et les États-Unis

    J'approuve la position du président du Mexique, monsieur Pena Nieto, de ne jamais payer le mur honteux que le président Donald Trump veut imposer à ce pays.

    D'ailleurs, si Trump veut créer en 8 ans, 25. millions de nomveaux emplois, avec un taux de chômage actuel de 4,5%, il ne pourra pas refouler les réfugiés Mexicains, parce qu'il manquera de main d'oeuvre.

    Est-ce que Trump ne vas pas accélérer la décadence américaine en voulant imposer ses règles à tout le monde, comme si après Dieu, il n'y avait que Lui !