Rousseff doit affronter un procès en destitution au Sénat

Brasilia — La présidente brésilienne Dilma Rousseff doit faire l’objet d’un procès en destitution devant le Sénat, a recommandé merdredi le rapporteur de la Commission parlementaire chargée de présenter un rapport non contraignant sur le sujet.

Le rapporteur Jovair Arantes s’est dit favorable à « l’admissibilité juridique et politique de l’accusation et de l’instauration au Sénat d’une procédure pour crime de responsabilité » contre la dirigeante de gauche, accusée de maquillage des comptes publics par l’opposition.

Les 65 députés de cette commission représentative des forces en présence à l’assemblée disposent de deux jours pour amender le texte du rapporteur avant de l’approuver lundi par un vote à la majorité.

Sauf imprévu, leur rapport sera ensuite présenté le 15 avril à l’Assemblée plénière des députés dont le vote crucial devrait intervenir le lundi 18 avril, selon les prévisions de la Commission.

L’opposition devra obtenir au moins deux tiers des votes des députés (342 sur 513) pour que la procédure de destitution soit transmise au Sénat, faute de quoi elle serait enterrée.

Il appartiendrait en dernier recours au Sénat de décider d’ouvrir ou non un procès en destitution contre Mme Rousseff, qui serait dans ce cas écartée du pouvoir pendant un maximum de 180 jours en attendant la décision finale des sénateurs.