Colombie: coup de frein aux pourparlers de paix

Photo: Desmond Boylan Associated Press Carlos Antonio Lozada

La Havane — Les discussions entre gouvernement colombien et FARC sur un cessez-le-feu bilatéral et définitif ont subi un coup de frein, a annoncé lundi la guérilla, affirmant que Bogotá souhaite la contraindre à une « reddition inconditionnelle ». « La table [de négociations] n’est pas paralysée, mais la discussion […] sur une cessation des hostilités bilatérale et définitive est freinée », a déclaré à la presse Carlos Lozada, négociateur de la rébellion aux pourparlers qui se tiennent depuis plus de trois ans à La Havane. Pour les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), ces difficultés sont dues à la volonté du gouvernement du président, Juan Manuel Santos, d’associer une « reddition inconditionnelle » de la guérilla à cet accord de cessez-le-feu. « Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’un processus de paix et non de la démobilisation d’une guérilla », a insisté le négociateur de la rébellion marxiste. Engagées depuis novembre 2012 dans des négociations visant à mettre fin au conflit le plus ancien d’Amérique latine, les parties ont admis la semaine dernière qu’elles ne seraient pas en mesure de signer un accord de paix final à la date du 23 mars, comme elles s’y étaient initialement engagées.