La paix repoussée à la fin de l’année?

La Havane — Les FARC ont semé le doute mercredi sur la possibilité de signer comme convenu un accord de paix avec le gouvernement colombien d’ici le 23 mars, le négociateur en chef de la guérilla évoquant désormais « la fin de l’année ».

« Nous avons la certitude qu’à la fin de 2016, les Colombiens pourront compter sur un protocole de paix qui permettra de crier à tous : la guerre est terminée », a déclaré le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Ivan Marquez.

Il n’a en revanche pas fait mention de l’engagement pris en septembre dernier par le président colombien, Juan Manuel Santos, et le commandant suprême des FARC, Timoleon Jimenez, dit « Timochenko », de signer un accord de paix définitif d’ici le 23 mars.

Le gouvernement et les FARC — issues en 1964 d’une insurrection paysanne et qui, selon les autorités, comptent encore quelque 7000 combattants — mènent depuis 2012 des négociations de paix, délocalisées à Cuba.

« Nous sommes totalement prêts à nous entendre sur un calendrier et une feuille de route », a-t-il ajouté, tout en accusant le gouvernement de torpiller les récents progrès par des actions « unilatérales ».

Côté gouvernement, les négociateurs n’avaient pas immédiatement réagi aux déclarations de M. Marquez.

La guérilla et le gouvernement sont parvenus à conclure une série d’accords partiels mais des questions centrales restent à régler pour parvenir à un accord global et définitif qui mettrait fin à plus de 50 ans de guerre civile.