Guatemala: le président se dit tranquille

Guatemala — Le président du Guatemala, Otto Pérez, accusé d’avoir dirigé un réseau de corruption, a assuré lundi être « complètement tranquille », malgré la colère populaire et les nombreux appels à la démission. Le président conservateur, général en retraite de 64 ans au pouvoir depuis 2012, est accusé par le parquet et une commission de l’ONU contre l’impunité (CICIG) d’avoir dirigé un système de corruption au sein des douanes, via lequel des fonctionnaires touchaient des pots-de-vin pour exonérer de taxes certaines importations. « Je peux vous le dire : je n’ai pas reçu un centime de cette structure frauduleuse », a-t-il encore affirmé, soulignant qu’« il y a quelque chose d’important, c’est la présomption d’innocence ». M. Pérez s’exprimait deux jours après une nouvelle manifestation au cours de laquelle plusieurs milliers de Guatémaltèques ont crié leur indignation, exigeant son départ et réclamant le report des élections générales prévues dimanche, auxquelles M. Pérez ne se représente pas, la Constitution n’autorisant qu’un seul mandat.

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