Tempête Manuel - Déjà 150 morts et disparus au Mexique

Une voiture est enterrée dans la boue, à Mexico, après le passage de la tempête tropicale Manuel.
Photo: Alejandrino Gonzalez AP Une voiture est enterrée dans la boue, à Mexico, après le passage de la tempête tropicale Manuel.

Les tempêtes, qui se succèdent au Mexique à partir des façades pacifique et atlantique depuis cinq jours, ont déjà fait plus de 150 morts et disparus, selon un nouveau bilan provisoire de la Protection civile diffusé jeudi.

 

« À l’heure actuelle nous comptabilisons 97 décès » sur les côtes orientale et occidentale du pays, a déclaré Luis Felipe Puente, coordinateur national de la protection civile sur la chaîne de télévision Foro TV. Par ailleurs, 58 personnes sont portées disparues après un glissement de terrain survenu lundi dans le sud du pays.

 

Jeudi matin, la dépression tropicale Manuel a de nouveau touché la côte nord-ouest du Mexique, à hauteur de l’État du Sinaloa, comme ouragan de catégorie 1 (sur une échelle de 5), avant de se dégrader en tempête tropicale, selon le Centre national des ouragan (CNH) américain.

 

Selon le CNH, Manuel devrait maintenant provoquer des « pluies torrentielles dans le centre ouest du Mexique ».

 

Le gouvernement du Sinaloa avait ordonné la fermeture des écoles et l’évacuation du village de pêcheurs de Yameto, avant l’arrivée de l’ouragan.

 

Alors qu’il n’était encore qu’une tempête tropicale, Manuel avait déjà touché le sud-ouest du Mexique dimanche, simultanément avec la tempête Ingrid sur la côte est du pays, provoquant des pluies torrentielles, des glissements de terrain et des inondations dans une grande partie du pays.

 

Dans la localité de La Pintada (État de Guerrero), au sud du Mexique, où le président mexicain Enrique Peña Nieto a annoncé la disparition de 58 personnes dans un gigantesque glissement de terrain intervenu lundi soir, les secours ne sont pas encore en mesure d’arriver sur place.

 

« Il n’y a même pas la possibilité de commencer les travaux de secours à La Pintada », a déclaré jeudi le ministre de l’Intérieur, Miguel Angel Osorio Chong. Dans ce petit village de quelque 400 habitants, « il continue de pleuvoir et si nous intervenons, il y a le risque d’effondrement de la moitié de la colline », a-t-il dit.