Sommet «anti-impérialiste» en Bolivie

Evo Morales, à droite
Photo: Agence France-Presse (photo) Evo Morales, à droite

La Paz — Un « sommet anti-impérialiste » convoqué par des mouvements proches de Evo Morales s’est ouvert mercredi en Bolivie pour tirer les enseignements de l’incident ayant conduit au blocage de l’avion du président bolivien début juillet en Europe.

 

Le sommet s’est ouvert à Cochabamba, fief de M. Morales situé à 400 km à l’est de La Paz, en présence d’un millier de membres d’ONG, de syndicalistes et de militants indigènes venus de Bolivie et d’autres pays sud-américains, selon ses organisateurs.

 

À l’ouverture des débats, le vice-président Alvaro Garcia est revenu sur l’incident qui a motivé la tenue de ce « sommet » : l’escale forcée de 13 heures de l’avion présidentiel à Vienne alors que M. Morales rentrait de Moscou début juillet. La France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, qui lui avaient temporairement interdit leur espace aérien, le soupçonnant de cacher à bord Edward Snowden, recherché par Washington.

 

« Jamais dans l’histoire des gouvernements du monde, pas même en temps de guerre, un président démocratiquement élu […] n’avait été ainsi tenu en otage », a affirmé ce proche du président. Après une mini-crise diplomatique finalement apaisée après des excuses européennes, La Paz avait annon- cé avoir déposé une plainte devant le Haut commissariat aux droits de l’homme des Nations unies pour « violation du droit international mettant en danger la vie du président » Morales.

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