Le Brésil pleure ses morts - Quatre personnes ont été arrêtées pour négligence

Des Brésiliens se sont rassemblés devant le bar de Santa Maria qui a pris en feu dimanche, afin de rendre hommage aux victimes de l'incendie.
Photo: La Presse canadienne (photo) Felipe Dana Des Brésiliens se sont rassemblés devant le bar de Santa Maria qui a pris en feu dimanche, afin de rendre hommage aux victimes de l'incendie.

Les enquêteurs de Santa Maria tentent de démêler l’écheveau des responsabilités dans le drame de la discothèque Kiss, où des centaines d’étudiants ont été pris au piège d’un nuage de fumée toxique provoqué par un spectacle pyrotechnique pendant un concert. Bilan : 231 morts.


Lundi matin, la police a placé en garde à vue l’un des deux propriétaires du Kiss, ainsi que deux membres du groupe de country brésilienne qui se produisait dans la discothèque : le chanteur, qui, selon les témoins, a provoqué l’incendie en jetant un feu de Bengale, et le responsable de la sécurité du groupe.


Dans l’après-midi, le second propriétaire de la discothèque, également visé par un mandat d’arrêt, s’est livré à la police.


« Nous pensons que la cause la plus plausible de l’incendie est l’engin pyrotechnique utilisé par le groupe, qui aurait mis le feu au plafond », a déclaré le commissaire de police, Sandro Meinerz.


Pendant sa garde à vue, l’un des patrons du Kiss a reconnu que sa licence était périmée depuis août, tout en ajoutant qu’il avait demandé son renouvellement, selon la police. Il a accusé le groupe musical d’être responsable de la tragédie.


Ce dernier a enfin nié avoir ordonné aux vigiles du Kiss de bloquer la sortie de la discothèque au début du drame et d’avoir retiré du local l’ordinateur disparu sur lequel sont enregistrées les images des caméras de sécurité de la discothèque, selon le commissaire Meinerz.


Cette accumulation pose fatalement la question de la sécurité des lieux publics au Brésil, qui s’apprête à accueillir des événements majeurs : Coupe des Confédérations en juin, Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en juillet en présence du pape Benoît XVI, Mondial-2014 de football et Jeux olympiques deux ans plus tard à Rio.


Le Comité olympique international (CIO) et la Fédération internationale de football (FIFA) ont cependant assuré n’avoir aucun doute sur la sécurité des Jeux et du Mondial.


La tragédie de Santa Maria « n’a rien a voir avec la sécurité des stades pendant la Coupe des Confédérations et du Mondial », a notamment affirmé le secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke.

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