Vers un troisième mandat pour Daniel Ortega

Managua — Les Nicaraguayens votaient hier pour le premier tour d'une présidentielle qui devrait voir la réélection du sortant Daniel Ortega (gauche) face à une opposition de droite désunie, le principal enjeu étant le résultat des législatives qui se déroulaient le même jour.

Grand favori, l'ancien guérillero de 65 ans, allié du président vénézuélien Hugo Chavez, a obtenu de la Cour suprême une décision controversée l'autorisant à briguer un deuxième mandat consécutif de cinq ans, contrairement à ce que prévoit la Constitution nicaraguayenne.

«Ce vote va être très favorable au Front sandiniste, parce que c'est la première fois qu'on organise une élection sans crainte» en faveur du sandinisme, qui a démontré sa capacité à gouverner en paix, a déclaré Ortega, prédisant une participation «massive» après avoir voté à Managua.

Daniel Ortega avait déjà été, entre 1984 et 1989, le premier président élu du pays, après que la guérilla sandiniste, dont il était un des principaux dirigeants, eut renversé en 1979 la dictature des Somoza. Il était revenu au pouvoir en 2007 après deux échecs en 1996 et 2001. L'ex-guérillero, a abandonné le marxisme de ses débuts pour s'afficher désormais en croyant social-démocrate, promettant un Nicaragua «chrétien, socialiste et solidaire».
1 commentaire
  • oscar Fortin - Inscrit 8 novembre 2011 20 h 03

    Une victoire sans équivoque

    Il faut se réjouir lorsque la démocratie donne véritablement la voix au peuple et que ce dernier a toutes les facilités pour l'exprimer. Daniel Ortega vient de remporter une victoire décisive. Après le dépouillement de 85.5% des bulletins de vote non seulement il se dirige, comme le signale le présent article, vers une victoire, mais il obtient une victoire déterminante. C'est avec plus de 62,75% des voix qu'il est reconnu comme le futur Président du Nicaragua. Son plus proche adversaire n'obtient que 30,96% des suffrages alors que le troisième partie en importance se retrouve avec un faible 6,02%.

    Tout nos hommages à cet homme qui a brisé les peurs et redonné confiance à son peuple. Si j'étais journaliste je m'intéresserait à comparer le taux de participation au Nicaragua avec celle enregistrés au Guatemala. Vive la vraie démocratie placée entre les mains des peuples.