Scandales et élections en Argentine - Cristina Kirchner est au plus bas

Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine<br />
Photo: Agence Reuters Enrique Marcarian Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine

Rien ne va plus pour la présidente d'Argentine, Cristina Kirchner. Deux semaines avant les primaires et deux mois avant les élections nationales, les scrutins provinciaux annoncent une présidentielle très difficile. La ville de Buenos Aires a très largement réélu, dimanche, avec 64,25 % des voix son opposant Mauricio Macri, fondateur du parti de droite néolibéral Pro. Dans le bunker péroniste régnait la désolation dimanche soir. D'autant qu'une semaine plus tôt dans la riche province agricole de Santa Fe, le candidat «kirchnérien» n'était arrivé qu'en troisième position, pour le poste de gouverneur. Et une nouvelle défaite s'annonce dimanche prochain à Córdoba.

À elles trois, ces riches provinces totalisent 25 % des électeurs sur le plan national, et même si ces résultats ne se traduiront pas forcément tel que lors des présidentielles d'octobre, ils fissurent tout de même l'image d'invincibilité de Cristina Kirchner. Surtout parce qu'ils se produisent à une date très proche des primaires, organisées le 14 août pour la première fois dans l'histoire du pays, qui seront comme le thermomètre de l'état d'esprit des Argentins.

L'image de la présidente a été entachée ces dernières semaines par plusieurs scandales, et notamment des malversations au sein d'une fondation liée aux mères de la place de Mai, très proches du gouvernement.

Le responsable de cet organisme chargé de la construction de logements sociaux aurait détourné plusieurs millions de pesos sans qu'aucun mécanisme de contrôle ne lui soit opposé. L'opacité des comptes et l'impunité dans laquelle fonctionnait la fondation, a choqué l'opinion publique. Puis une affaire de népotisme et d'emplois fictifs a été dénoncée, il y a un mois, à l'Inadi (Institut national de lutte contre les discriminations), qui dépend de l'exécutif. Enfin, l'humiliant cafouillage autour d'un projet de nouveau championnat de football a achevé de donner l'image d'un gouvernement désorienté. Certains de ces partisans les plus proches, tel les intellectuels du groupe Carta abierta, critiquent ouvertement la présidente et ont pris quelque distance. Impensable il y a encore deux mois, la question commence à se formuler: Cristina Kirchner gagnera-t-elle vraiment les élections d'octobre au premier tour? Et dans l'éventualité d'un deuxième tour, pourrait-elle vaincre son adversaire?
1 commentaire
  • Andres G - Inscrit 15 août 2011 08 h 29

    Pas très forte votre recherche...

    Voyons donc.... Comment c'est possible que vous affirmez que Mme Fernandez de Kirchner est au plus bas et que sa présidentielle s'annonce très difficile à la lueur des résultats de la primaire de hier?

    Mme Kirchner 50.1%
    M Alfonsin 12.2%
    M Duhalde 12.2%
    M Binner 10.3%

    (en passant, pas d'article ni de nouvelle "en bref" sur la primaire d'hier)

    L'auteur Libération aurait mieux à étudier la politique argentine avant d'écrire des articles sur le sujet.