Scandales et élections en Argentine - Cristina Kirchner est au plus bas

Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine
Photo: Agence Reuters Enrique Marcarian Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine
À elles trois, ces riches provinces totalisent 25 % des électeurs sur le plan national, et même si ces résultats ne se traduiront pas forcément tel que lors des présidentielles d'octobre, ils fissurent tout de même l'image d'invincibilité de Cristina Kirchner. Surtout parce qu'ils se produisent à une date très proche des primaires, organisées le 14 août pour la première fois dans l'histoire du pays, qui seront comme le thermomètre de l'état d'esprit des Argentins.

L'image de la présidente a été entachée ces dernières semaines par plusieurs scandales, et notamment des malversations au sein d'une fondation liée aux mères de la place de Mai, très proches du gouvernement.

Le responsable de cet organisme chargé de la construction de logements sociaux aurait détourné plusieurs millions de pesos sans qu'aucun mécanisme de contrôle ne lui soit opposé. L'opacité des comptes et l'impunité dans laquelle fonctionnait la fondation, a choqué l'opinion publique. Puis une affaire de népotisme et d'emplois fictifs a été dénoncée, il y a un mois, à l'Inadi (Institut national de lutte contre les discriminations), qui dépend de l'exécutif. Enfin, l'humiliant cafouillage autour d'un projet de nouveau championnat de football a achevé de donner l'image d'un gouvernement désorienté. Certains de ces partisans les plus proches, tel les intellectuels du groupe Carta abierta, critiquent ouvertement la présidente et ont pris quelque distance. Impensable il y a encore deux mois, la question commence à se formuler: Cristina Kirchner gagnera-t-elle vraiment les élections d'octobre au premier tour? Et dans l'éventualité d'un deuxième tour, pourrait-elle vaincre son adversaire?

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