En bref - Violence au Mexique

Santiago Juxtlahuaca — Deux des quatre personnes portées disparues mardi au Mexique après l'attaque d'un convoi d'ONG sont sorties hier de la montagne, où elles s'étaient réfugiées, et ont précisé que deux journalistes dont on était sans nouvelle s'y trouvaient encore.

Deux membres du convoi, un Finlandais et une Mexicaine, ont été tués dans l'embuscade tendue au convoi par un groupe de «paramilitaires», selon les survivants, à l'entrée du village d'une communauté indigène dans la région de Oaxaca. «Les journalistes sont dans la montagne où nous nous sommes cachés après l'embuscade», a déclaré David Vanegas, arrivé avec un autre survivant, Noé Bautista, à un point de rendez-vous proche du village de San Juan Copala. Cette localité est gérée de manière autonome depuis 2007 par la communauté des Triquis, une ethnie d'environ 15 000 membres.
1 commentaire
  • Jean Bouchard - Abonné 11 mai 2010 22 h 53

    Précisions

    Le groupe armé qui a attaqué la caravanne est en effet un groupe paramilitaire ainsi reconnu par le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l'ONU. UBISORT est une organisation affiliée au parti institutionnel PRI. Pour un excellent résumé des faits et du contexte, voir le blog de l'auteure et éditeure Sarah Menkedick, http://www.posatigres.com/2010/05/03/san-juan-copa

    Une vigile est organisée devant le consulat mexicain à Montréal, demain, mercredi le 12 mai à partir de 11h30.