En bref - Caracas montré du doigt

Madrid — Un juge de la plus haute instance pénale espagnole a accusé hier le gouvernement du Venezuela d'avoir favorisé la coopération entre la guérilla des FARC et les séparatistes basques de l'ETA afin de préparer des assassinats de personnalités colombiennes sur le sol espagnol.

Parmi celles-ci, figure l'actuel président, Alvaro Uribe, et l'ancien président Andres Pastrana, précise le juge Eloy Velasco de l'Audience nationale espagnole dans son acte inculpation de 13 suspects de l'ETA et des Forces armées révolutionnaires de Colombie, contre lesquels il a lancé des mandats d'arrêt. Le juge détaille dans son ordonnance comment le gouvernement vénézuélien a mis en contact les deux groupes, les FARC ayant besoin d'un soutien logistique sur le sol espagnol pour mener à bien leurs tentatives d'assassinat de personnalités colombiennes en visite. Il précise que, en 2007, des éléments de l'ETA bénéficiant d'une escorte militaire vénézuélienne ont formé des membres des FARC dans la jungle sud-américaine au maniement des explosifs, «ce qui montre la coopération du gouvernement vénézuélien dans la collaboration illicite entre FARC et ETA».
2 commentaires
  • oscar Fortin - Inscrit 2 mars 2010 04 h 09

    La réponse du Gouvernement vénézuélien

    Je suis surpris que, par soucis d’information sur un sujet aussi important, Le Devoir n’ait pas fait référence à la réponse apportée par le Gouvernement du Venezuela, principal accusé dans cette affaire.

    Dans un communiqué de presse (http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/6 , le gouvernement du Venezuela rappelle que la référence que fait le juge à un citoyen qui réside au Venezuela depuis le mois de mai 1989, fut le résultat d’accords intervenus entre les présidents d’alors, Carlos Andrés Perez pour le Venezuela et Felipe Gonzalez pour l’Espagne. Il se dit surpris qu’en aucun moment le juge n’ait fait référence à ces deux présidents et à ces accords, alors qu’il se réfère à plusieurs reprises et de manière irrespectueuse au Président Chavez, faisant des affirmations tout aussi tendancieuses que non fondées au sujet du gouvernement bolivarien.

    La totalité des questions soulevées par ce juge résultent de l’utilisation des archives contenues dans un ordinateur supposément de Raul Reyes, durant l’opération militaire qui impliqua le bombardement illégal en territoire équatorien, massacrant des dizaines de personnes. Il est d’ailleurs surprenant que le juge ressuscite la vielle farce de l’ordinateur (sortie intact d’un bombardement qui avait tout détruit) qui fait maintenant partie du folklore politique colombien.

    Le ministre des Affaires extérieures de la République Bolivarienne du Venezuela, en communication avec celui du Royaume d’Espagne, rappela l’accord de 1989 dans lequel, à la demande expresse de l’État espagnol, le citoyen en question puisse résider au Venezuela, rejeta les allusions infâmes de ce juge espagnol et réitéra l'attachement profond aux valeurs démocratiques et humanistes qui caractérise le gouvernement bolivarien du Venezuela.

    Caracas, 1ier de mars de 2010

    Pas surprenant que le Président Hugo Chavez situe cette intervention d’un juge espagnol dans le cadre d’une opération bien orchestrée entre les oligarchies nationales, les forces de l’empire qui n’ont d’autres buts que celui de discréditer le Gouvernement vénézuélien et son Président.

    À ce titre, il est important que nos médias nous présentent sans cesse les deux côtés de la médaille, de manière à permettre aux lecteurs et lectrices de tirer leurs propres conclusions.

  • oscar Fortin - Inscrit 5 mars 2010 06 h 45

    La réaction officielle du Venezuela

    Qu'attend Le Devoir pour faire connaître à ses lecteurs et lectrices la réaction officielle du Gouvernement du Venezuela à ces propos d'un juge espagnol?