À la recherche des Québécois disparus

Québec — Le séisme en Haïti a fait au moins trois victimes canadiennes, dont Yvonne Martin, une infirmière ontarienne et l'écrivain George Anglade et sa femme Mireille. Mais plusieurs personnes manquent à l'appel, notamment un ancien ministre libéral, Serge Marcil, deux fonctionnaires québécois et deux policiers de la GRC.

Yvonne Martin en était à sa quatrième mission en Haïti. Elle faisait partie d'un groupe de sept personnes qui avait atterri en sol haïtien à peine 90 minutes avant le tremblement de terre. D'Elmira, en Ontario, elle est la seule personne du groupe à avoir péri. Son corps a été retrouvé hier après-midi.

M. Marcil aussi est arrivé mardi à Port-au-Prince pour participer à une mission de la firme d'ingénierie SM International (SMI), pour laquelle il travaille depuis environ quatre ans, selon un porte-parole de l'entreprise.

Jean Charest a exprimé son inquiétude hier, mais a soutenu que, dans cette situation où les communications ont été coupées par le séisme, plusieurs personnes n'ont pu donner signe de vie. «À l'heure actuelle, c'est difficile de présumer ce qui est arrivé», a-t-il nuancé.

Avant 15h hier, trois des autres employés de SMI présents à Port-au-Prince étaient déclarés hors de danger par l'ambassade du Canada, mais la firme restait sans nouvelles de M. Marcil.

M. Marcil s'est rendu en Haïti pour un contrat de rénovation d'une centrale électrique, a indiqué un porte-parole de la firme SMI.

D'autres personnes portées disparues

D'autres Québécois manquent à l'appel. Notamment deux fonctionnaires québécois de Services Québec, ce qu'a confirmé le bureau du premier ministre hier après-midi.

Ils font partie d'un groupe de sept personnes sous l'égide de l'ENAP, arrivé hier à Port-au-Prince.

Les employés de Services Québec, deux webmestres, se sont rendus en Haïti pour offrir une formation de portail en ligne sur la gouvernance.

Quant aux deux employés de l'ENAP, l'ambassade a informé leurs familles qu'ils étaient sains et saufs et se trouvaient dans un campement, à l'hôtel Montana.

Des policiers québécois et canadiens se trouvaient aussi en Haïti au moment du séisme. Le premier ministre Charest a soutenu hier que les agents de la Sûreté du Québec avaient tous été repérés. La GRC a estimé hier qu'en tout, 82 policiers canadiens de divers services policiers se trouvaient en Haïti. Parmi eux, deux membres de la GRC manquaient encore à l'appel hier après-midi: le surintendant Douglas Coates (d'Ottawa) et le sergent Mark Gallagher (de Halifax).

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Avec La Presse canadienne