Une seconde vie à Haïti

Myriam Merlet est arrivée au Québec au milieu des années 1970. Après 11 ans passés en sol québécois, elle prenait le chemin de son pays natal, Haïti, poussée par une passion pour ce pays qu’elle connaissait à peine.
Photo: Myriam Merlet est arrivée au Québec au milieu des années 1970. Après 11 ans passés en sol québécois, elle prenait le chemin de son pays natal, Haïti, poussée par une passion pour ce pays qu’elle connaissait à peine.

Je ne mesurais absolument pas où j'allais rentrer.» Le 1er juillet 1987, après onze années passées au Québec, Myriam Merlet s'installe en Haïti pour y demeurer. Elle a 29 ans. Sa première image quand l'avion se pose à l'aéroport Toussaint-Louverture de Port-au-Prince, ce sont les militaires. «Quelle douche froide!»

C'est ainsi que commençait sa seconde vie, poussée par la passion pour un pays qu'elle connaît à peine, passion qu'on lui a transmise depuis sa plus tendre enfance. Une passion, une obsession presque, passée dans le lait de l'ascendance. «Même si notre dossier est horrible, on n'est pas n'importe qui, nous, Haïtiens. Voilà ce qu'on nous a enseigné, à moi et à mes compatriotes.»

1804. Sous la houlette de Toussaint Louverture, le peuple des esclaves se soulève, prend les armes et boute dehors les Français. Haïti devient le premier peuple noir à faire son indépendance. Et les Haïtiens portent cet exploit comme une épée de lumière au-dessus du grand désordre qui, depuis, leur tient lieu de pays. «Serait-ce ce grand passé qui fait qu'on se pense quand même des héros? se demande Myriam Merlet. Mais ce passé grandiose nous empêche de voir beaucoup de problèmes.»

«Parce que l'ancêtre haïtien, poursuit-elle, n'a pas été qu'un héros. Il a aussi été un esclave. Il faut que nous nous réconcilions avec cette vérité. Et le chaos actuel d'Haïti est en partie au moins attribuable à ce passé d'esclavagisme. Moi, j'essaie de brasser la cage, comme on dit au Québec, quitte à choquer. Je fonce comme un bélier.»

Mais le bélier devant moi est plutôt une agnelle méditative dans le jaillissement lumineux de cette fin d'après-midi. Myriam Merlet me reçoit dans son jardin, au coeur du quartier de la Croix Desprez, au sud de Port-au-Prince (PAP, comme on l'écrit familièrement). Sa maison surplombe les mornes, ces rochers propres aux Antilles. «Je connaissais ce pays de manière un peu mythique», constate-t-elle.

«Le Québec m'a façonnée»

Élevée en France et en Italie, Myriam Merlet avait, à deux ou trois reprises, accompagné ses parents à Port-au-Prince pour des vacances. Séjours de discothèques et de plages d'une jeune fille de la bourgeoisie qui n'avait d'Haïti qu'une vision de robe satinée et de poli à ongles. «J'étais d'une famille aisée. Mes parents étaient duvaliéristes. Je leur en ai beaucoup voulu et je me suis longtemps sentie coupable.»

Myriam Merlet a 18 ans quand elle s'installe à Montréal, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce. Elle entreprend des études d'économie à l'Université de Montréal, puis à l'Université du Québec à Montréal, enfin des études féministes à Concordia. Nous sommes au milieu de la décennie 1970. «Avoir vécu au coeur de la Révolution tranquille, ça marque! Le Québec m'a façonnée. C'est là que j'ai acquis mon bagage intellectuel et le sens de la rigueur.» Là aussi que s'affirmera son côté militant. Elle se dédiera corps et âme à l'aide aux immigrants.

Pourquoi décidera-t-elle un jour de quitter NDG pour PAP? C'est le choc du référendum de 1980 au Québec. «J'étais devenue l'Autre qui avait fait perdre le référendum. Et pourtant! J'oeuvrais à l'Union des travailleurs immigrants et québécois dans la rue du Parc. Nous étions tous de gauche et indépendantistes!» Elle a alors une grave prise de conscience. «Je dois avoir un lieu à moi. Je ne peux pas rester toujours une étrangère.»

Myriam Merlet décide de s'installer en Haïti. Son arrivée est difficile. Elle n'a plus de repères. Mais elle considère désormais que sa place est au pays de ses parents. Elle veut pousser à la roue d'un pays qui peine à trouver son souffle dans les vents du monde. «Je ne suis évidemment qu'une goutte d'eau dans l'océan quand c'est d'une grande révolution des mentalités qu'Haïti a besoin.» Elle a appris une chose importante depuis le dernier coup d'État, celui de 1991 — qui les a tous achevés après l'immense espoir qu'avait soulevé Aristide. «C'est la modestie. Là où je peux agir, je vais agir. Sachant que mon action sera très limitée.»

Vingt ans après cet après-midi où elle débarquait dans la touffeur de Port-au-Prince, Myriam Merlet est devenue l'une des intellectuelles les plus reconnues de son pays et l'une des plus brillantes défenseuses de la cause des femmes en Haïti. Après une brève incursion en politique, comme chef de cabinet au ministère de la Condition féminine et des Droits des femmes, elle continue, inlassable, son travail de militante. Même si Haïti fait du surplace, engoncé dans la corruption et son endémique incapacité à se solidariser, à se mobiliser, même si tout est fait pour décourager, Myriam Merlet continue. Elle oeuvre à Enfofamn, une organisation qui défend les droits des femmes sur toutes les tribunes, soutenue notamment par le Centre d'éducation et de coopération internationale et Développement et Paix, deux ONG québécoises.

Le journée s'efface doucement à Port-au-Prince, alors que montent les odeurs de la terre dans le vent tiède. «Il y a des avantages à vivre dans le Tiers-Monde! D'abord, ici on n'est pas pressé, il y a une certaine nonchalance dans l'air. Ce n'est pas toujours mauvais, vous savez! On aime danser, rire, s'amuser. Ça peut paraître folklorique, mais cet aspect ludique manque en Occident, trop branché sur la production!»

Des responsabilités

À l'instar de Myriam Merlet, ils sont nombreux les Haïtiens et Haïtiennes à être rentrés dans leur pays d'origine pour mettre la main à la pâte, soit en d'incessants allers-retours entre Montréal et Port-au-Prince, soit sur une base permanente.

Adeline Magloire Chancy fait partie de ceux-là. En exil au Québec pendant 21 ans, elle est rentrée à Port-au-Prince en 1986. «Je me sentais des responsabilités vis-à-vis de mon pays.» Elle a été ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes de 2004 à 2006. C'est à elle que l'on doit une réforme du Code pénal d'Haïti qui a fait du viol un crime et qui a rendu plus sévères les peines pour les agresseurs sexuels. «J'ai appris au Québec comment les femmes peuvent se battre et comment la société civile peut arriver à influencer les politiques étatiques.»

Rolland Mathieu, lui, a été forcé de s'exiler en 1965. Il a fait toutes ses études au Québec et obtenu un doctorat en philosophie de l'éducation à l'Université de Montréal. Puis il a mené une carrière d'enseignant au secondaire pendant 27 ans, à Rouyn, à LaSalle et à Mont-Royal. «Vous savez, c'est le Québec qui a fait de moi un Haïtien. C'est là que j'ai découvert mes racines et le sens des origines qui sont miennes.»

Parvenu à la retraite en 1997, il décide de mettre sur pied une bibliothèque à PAP avec le soutien de la Centrale de l'enseignement du Québec (devenue la Centrale des syndicats du Québec) et de l'ACDI (l'Agence canadienne de développement international), et grâce aux dizaines de milliers de livres amassés par la Commission scolaire des Mille-Îles à Laval. «La vaste majorité des écoles haïtiennes n'ont pas de bibliothèque. Et je ne voulais pas rentrer au bercail les mains vides.»

Retour au jardin de Myriam Merlet, où trône un amandier dont les feuilles, ocres en cette saison, tombent en tourbillonnant. «J'admire la façon dont les Québécois cherchent leur identité sans dogmatisme, dit-elle, ce petit peuple de francophones déterminé à résister dans une mer anglophone.» Elle me montre les mornes au-dessus desquels sa maison penche. «Quand je reviens du travail et que je les vois, même si tout va mal, même si tout fuit, je me dis qu'eux sont encore là. Ils tiennent bon.»

***

Collaboration spéciale

***

Lundi: De l'île des Soeurs à Rabat: l'histoire d'Abdelhak et de Saadia

***

Monique Durand s'est rendue en Haïti avec le soutien de l'ACDI et des organismes CECI, Développement et Paix, Droits et Démocratie et Oxfam-Québec.
3 commentaires
  • Serge Charbonneau - Inscrit 27 décembre 2008 05 h 54

    Je m'ennuie du journalisme

    Dommage que Mme Merlet (ou plutôt Mme Durand avec l'aide de Mme Merlet, Mme Chancy, M. Mathieu) ne nous en apprenne pas plus sur les conditions sociales et politiques en Haïti.

    On semble vouloir à tout prix nous faire passer le message que l'ACDI a joué un rôle essentiel et exemplaire (peut-être pour compenser sa mauvaise image (faite par Radio Canada)) dans le retour au bercail de ces Haïtiennes et Haïtien qui sont rentrés au pays de leurs racines pour tenter, avec toute leur énergie, leur courage et leur savoir, d'aider à sortir ce pauvre pays (le plus pauvre d'Amérique) de son marasme.

    ( Reportage de Radio Canada (émission Enquête) sur l'ACDI
    http://www.radio-canada.ca/emissions/enquete/2008-

    http://www.radio-canada.ca/emissions/enquete/2008-
    )

    Comment ces Haïtiens voient-ils Aristide ?
    (Aristide, renversé par une junte militaire aidée de la CIA et du Vatican (il fallait enrayer l'expansion de la théologie de la libération)
    « Retour sur la chute du président haïtien »
    http://risal.collectifs.net/spip.php?article1172

    « Documentaire « Aristide and the endless revolution »
    http://www.aristidethefilm.com/


    « Comment Jean-Bertrand Aristide a été poussé par les États-Unis à quitter le pouvoir en Haïti »
    Article publié le 07 Mars 2004
    Par Jean-Michel Caroit
    Source : LE MONDE
    http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?o


    Comment voient-ils Préval ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Bush_et_Pr|#|


    Considèrent-ils le gouvernement honnête ou corrompu ?
    Haïti voit-il la lumière au bout du tunnel de sa misère ?

    Comment considèrent-ils l'aide internationale suite aux ouragans dévastateurs de l'été dernier ?

    De quel aide Haïti a-t-il besoin ?
    Quelle dette, Haïti doit-il rembourser à la banque mondiale et au FMI ?

    Serait-il possible d'annuler cette dette ?

    Voient-ils un problème de cartel de drogue en Haïti ?

    Quel levier économique Haïti a-t-il pour sortir de sa pauvreté ?

    Quelles sont les richesses d'Haïti ?

    Quels sont les besoins de ce pauvre pays ?


    Bien des questions (et sûrement plusieurs autres) qu'une bonne journaliste aurait pu poser à ces gens, ces Haïtiens qui ont à coeur leur pays.

    Tout ce que l'on nous offre:
    « ... le soutien de la Centrale de l'enseignement du Québec (devenue la Centrale des syndicats du Québec) et de ««l'ACDI»» (l'Agence canadienne de développement international) »
    « Monique Durand s'est rendu en Haïti avec le soutien de ««l'ACDI»» et des organismes CECI, Développement et Paix, Droits et Démocratie et Oxfam-Québec. »
    (Mme Durand a été payée par l'ACDI pour redorer l'image de la bonne Agence canadienne) (l'ACDI a à coeur le développement économique de NOS entreprises. L'ACDI veut «créer de la richesse» en Haïti pour nos compagnies canadiennes)
    (L'ACDI a un budget considérable pour maintenir son image. Mme Durand en profite et Le Devoir "jouit" d'une collaboration «spéciale» peu coûteuse)


    Mme Durand ne fait pas de journalisme, elle fait de la publicité pour l'ACDI.
    Et que fait l'ACDI ?
    Hummmm !
    Elle «"développe"» internationalement !

    Pourquoi donc Aristide est devenu soudainement un démon corrompu (!) et a-t-il été évincé du pouvoir ?

    Je m'ennuie du journalisme!
    Aie! Le Devoir, je vous offre mes services pour quelques collaborations "spéciales" !


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Dominic Pageau - Inscrit 27 décembre 2008 11 h 35

    Pour faire changement, les problemes d'Haiti ne sont pas vraiment soulevé

    On ne dit surtout pas qu'Aristide a rassemblé son peuple, qu'il a subi deux coups d'États, le second avec la complicité canadienne. On ne dit pas non plus que le fond monétaire international FMI et la banque mondiale BM wt les USA voulaient soumettre Haiti à leurs intérêts,ce qu'Aristide a refusé... C'est pourquoi qu'on a entrainé des rebelles en république dominicaine avec la complicité de la CIA et de l'élite haitienne dirigée par André Apaid et son groupe des 184 :

    "La CIA finance l'opposition haïtienne

    Dix ans plus tard, une violente crise politique conduit le président Aristide, qui avait échappé à une nouvelle tentative de coup d'Etat le 17 décembre 2001, vers la sortie. Par bien des points, cette crise est semblable à celle qui mine le Venezuela d'Hugo Chavez depuis avril 2002 [3] et à celle qui a abouti au départ d'Edouard Chevardnadze de la présidence de la Géorgie [4].

    Comme au Venezuela et en Georgie, « l'opposition populaire » est présentée comme un vaste rassemblement de la société civile... et dirigée par de grands patrons. Piloté par l'homme d'affaire André Apaid, le « Groupe des 184 », rassemble 184 organisations regroupant « treize secteurs d'activités définis par consensus » : dont le patronat, des syndicats et la presse [5]
    JPEG - 9.7 ko
    Roger Noriega
    Ambassadeur des États-Unis
    auprès de l'Organisation des
    États Américains et sous-
    secrétaire d'État.

    La 19 novembre 2002, la Brookings Institution [6]crée officiellement à Washington un think tank pour imposer « la démocratie » à Haïti : Haiti Democracy Project, confiée à James Morrell, ancien responsable du Center for International Policy. On y retrouve les anciens ambassadeurs états-uniens en Haïti, Ernest H. Preeg et Lawrence Pezzullo, le milliardaire Rudolph Boulos, Ira Lowenthal de l'Institut républicain international (IRI) et surtout Roger Noriega. Cette organisation soutient des groupes haïtiens chargés d'organiser l'opposition à Aristide. Par exemple la Fondation Nouvelle Haïti, dirigée par André Apaid, qui finance le fameux Groupe des 184.

    Le 18 décembre 2002 l'Institut républicain international(IRI), c'est-à-dire la CIA [7], payait le déplacement en avion d'une cinquantaine de conspirateurs en République dominicaine pour finaliser leur plan de déstabilisation. L'IRI va même jusqu'à créer une banche spéciale pour le pays : IRI-Haiti.

    Les leaders de la contestation anti-Aristide prennent pour exemple le coup d'État de velours réussi en Géorgie. Ainsi, le dirigeant de l'Initiative citoyenne (IC), Frandley Denis Julien, a déclaré que « la révolution des roses » en Géorgie était « un exemple à suivre ». Dans une déclaration à Radio Métropole le 24 novembre 2003, il a appelé le secteur des affaires à assumer ses responsabilités dans la lutte déclenchée pour obtenir la démission du président Jean-Bertrand Aristide. Il a aussi demandé aux « policiers honnêtes » de suivre l'exemple des militaires géorgiens qui se sont ralliés à l'opposition.
    Haïti, un Guantanamo bis ?

    Pendant la dictature Duvallier, « la CIA travaillait de concert avec les escadrons de la mort, les tortionnaires et les trafiquants de drogues. » Lors de l'intervention de 1994, « les militaires états-uniens ont confisqué environ 160 000 documents, cassettes vidéo et audio, contenant, entre autres, des images des séances de torture, et des photos de victimes mutilées, appartenant à des organisation haïtiennes militaires et paramilitaires [...] des dizaines d'années d'engagement de la CIA aux côtés des dictateurs haïtiens, des forces armées, des escadrons de la mort, des tortionnaires et des trafiquants de drogues donnent à Washington suffisamment de raison pour souhaiter que ces documents ne soient pas diffusés. » [8] Les États-Unis ne les rendront jamais.
    La chute des Duvallier a contraint les agents spéciaux de la CIA à se replier sur la base proche de Guantanamo. Ils s'y sentent aujourd'hui à l'étroit.
    Un scénario connu

    Le département d'État rejoue un scénario connu : le 7 janvier 2004, à Port-au-Prince, une manifestation de l'opposition a donné lieu à des violences attribuées par Washington aux milices du président Aristide. Le 9 janvier, un communiqué du secrétaire d'État sommait le gouvernement haïtien de rétablir l'État de droit. Le 13 janvier, le mandat des députés et de deux tiers des sénateurs a pris fin, mais le gouvernement n'était pas en mesure d'organiser des élections faute de représentants désignés par l'opposition au Conseil électoral. La délégation états-unienne au Sommet des Amériques, à Monterrey, a dénoncé l'absence de Parlement. Organisant immédiatement une conférence de presse en marge du Sommet, Jean-Bertrand Aristide s'est engagé à organiser des élections générales sous six mois. L'opposition dénonce internationalement une manoeuvre dilatoire alors, qu'en réalité, c'est elle qui empêche la tenue du scrutin. La situation est mûre pour un coup d'État de velours."

    http://www.voltairenet.org/article11918.html

    IRI ou International Republican Institute est la même organisation qui a provoqué les révolutions roses, oranges, de velours, etc.

    Il faut croire que ça fait longtemps que le journalisme est mort.

    Je plains les Haitiens, ont exportent nos féministes là bas.

  • Serge Charbonneau - Inscrit 28 décembre 2008 10 h 16

    Merci à M. Dominic Pageau

    Merci à M. Dominic Pageau

    pour son excellent résumé de la situation haïtienne.

    Le Devoir fait preuve d'un cruel manque de journalistes compétents.
    Heureusement, que des gens compétents et bénévoles se donnent pour mission de tenter (sans moyen) de mieux informer les gens.

    Il est déplorable que l'éthique journalistique soit dégradée à ce point.

    Je pleure l'information.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Étant le porte-étendard (accordé par M. Lafond)
    http://www.ledevoir.com/2008/11/15/commentaires/08
    de l'homme le plus féminisé du Québec, je déplore la dernière phrase de M. Pageau concernant l'exportation de nos féministes en Haïti.
    La vie active ou le courage ou la stupidité ne peut être associé à aucun sexe en particulier.
    On aurait pu faire le portrait d'un valeureux téteux de l'ACDI et l'essence du publi-reportage n'aurait pas été différente.
    Donc, pour le sexisme...