Malgré un scandale, le président sud-africain n’a pas l’intention de démissionner

M. Ramaphosa fait l’objet d’une plainte depuis juin l’accusant d’avoir tenté de dissimuler ce cambriolage en février 2020, au cours duquel 580 000 dollars en espèces cachés dans un canapé ont été dérobés, et de n’avoir signalé l’incident ni à la police ni au fisc.
Rodger Bosch Agence France-Presse M. Ramaphosa fait l’objet d’une plainte depuis juin l’accusant d’avoir tenté de dissimuler ce cambriolage en février 2020, au cours duquel 580 000 dollars en espèces cachés dans un canapé ont été dérobés, et de n’avoir signalé l’incident ni à la police ni au fisc.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, sous la menace d’une procédure de destitution, n’a aucune intention « de démissionner ou de s’écarter », a annoncé samedi à l’AFP son porte-parole Vincent Magwenya.

Mis en cause depuis mercredi par un rapport parlementaire affirmant qu’il « a pu commettre » des actes contraires à la loi dans une affaire de cambriolage dans l’une de ses propriétés où d’importantes sommes en liquide ont été trouvées, le président a décidé de « ne pas démissionner sur la base d’un rapport erroné, il ne va pas s’effacer non plus », a-t-il affirmé.

Le président va aussi contester ce rapport qui l’accable par voie de justice.

« Il est dans l’intérêt et la durabilité à long terme de notre démocratie constitutionnelle, bien au-delà de la présidence Ramaphosa, qu’un rapport aussi bancal soit remis en question, en particulier lorsqu’il est utilisé comme point de référence pour destituer un chef d’État en exercice », a expliqué son porte-parole.

M. Ramaphosa fait l’objet d’une plainte depuis juin l’accusant d’avoir tenté de dissimuler ce cambriolage en février 2020, au cours duquel 580 000 dollars en espèces cachés dans un canapé ont été dérobés, et de n’avoir signalé l’incident ni à la police ni au fisc. Cette plainte n’a pas donné lieu à ce jour à des poursuites et l’enquête de police se poursuit.

L’ANC, le parti de M. Ramaphosa au pouvoir depuis la chute de l’apartheid, se réunit dès le 16 décembre pour désigner son prochain président en 2024, si toutefois le parti, de plus en plus contesté, était vainqueur des législatives.

M. Ramaphosa « a pris à coeur le message sans équivoque émanant des branches du parti au pouvoir qui l’ont désigné pour un second mandat à la tête de l’ANC », avance son porte-parole.

Il « comprend que ce message signifie qu’il doit poursuivre les réformes économiques », explique encore M. Magwenya. « Le président a accepté avec humilité, grand soin et engagement, cet appel à continuer à être au service de son organisation, l’ANC, et du peuple sud-africain ».

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