Près de 400 exécutions extrajudiciaires au Congo en novembre 2021

Plus de 10% ont été commises par les forces congolaises de sécurité et les autres sont attribuées à des groupes armés.
Photo: Sébastien Kitsa Musayi Agence France-Presse Plus de 10% ont été commises par les forces congolaises de sécurité et les autres sont attribuées à des groupes armés.

Près de 400 exécutions extrajudiciaires ont été recensées en République démocratique du Congo (RDC) en novembre, dont plus de 10 % commises par les forces congolaises de sécurité, les autres étant attribuées à des groupes armés, indique l’ONU dans un rapport publié mercredi.

Sur l’ensemble du territoire, « les agents de l’État sont responsables de 39 % des violations documentées, dont les exécutions extrajudiciaires d’au moins 40 personnes (24 hommes, neuf femmes et sept enfants) », détaille le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) en RDC dans son rapport mensuel.

Les autres « 61 % des violations ont été commises par des combattants de groupes armés, dont les exécutions sommaires d’au moins 345 personnes (258 hommes, 61 femmes et 26 enfants) », ajoute-t-il.

En novembre, le BCNUDH « a documenté 801 violations et atteintes aux droits de l’Homme sur tout le territoire de la RDC, soit une forte augmentation de 61 % par rapport au mois d’octobre (498 violations) ».

La grande majorité de ces violations « ont été commises dans les provinces affectées par les conflits (752 violations) et ont entraîné la mort d’au moins 379 civils ».

La majorité de ces violations et de ces atteintes a été enregistrée dans la province du Nord-Kivu, suivie de celles de l’Ituri, du Tanganyika et du Sud-Kivu, toutes quatre dans l’est du pays, indique le rapport onusien.

Le document note que de toutes les parties au conflit, pris individuellement, « les militaires des FARDC ont commis le plus grand nombre de violations dans les provinces affectées » en novembre.

Les exactions attribuées aux groupes armés sont réparties entre les combattants de Nyatura, des Forces démocratique alliées, des Forces démocratiques de libérations du Rwanda ou de la Coopérative pour le développement du Congo.

L’AFP n’a pu joindre les autorités congolaises mercredi après-midi.

Le Nord-Kivu et l’Ituri sont depuis mai sous état de siège avec pour objectif de mettre fin à l’activité des groupes armés. Cette mesure exceptionnelle a donné les pleins pouvoirs aux militaires mais n’a pas permis, jusqu’à présent, de stopper les exactions de ces groupes armés qui déstabilisent la région depuis plus de 25 ans.

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