Décès de l’ex-président sud-africain Frederik de Klerk à 85 ans

M. de Klerk était une figure controversée en Afrique du Sud, où plusieurs l’ont blâmé pour la violence contre les Sud-Africains noirs et les militants antiapartheid pendant son mandat, tandis que certains Blancs considéraient ses efforts pour mettre fin à l’apartheid comme une trahison.
Photo: Rodger Bosch Archives Agence France-Presse M. de Klerk était une figure controversée en Afrique du Sud, où plusieurs l’ont blâmé pour la violence contre les Sud-Africains noirs et les militants antiapartheid pendant son mandat, tandis que certains Blancs considéraient ses efforts pour mettre fin à l’apartheid comme une trahison.

Frederik de Klerk, qui a partagé le prix Nobel de la paix avec Nelson Mandela et qui, en tant que dernier président du régime d’apartheid en Afrique du Sud, a supervisé la fin de la domination de la minorité blanche du pays, est décédé à l’âge de 85 ans.

M. de Klerk est mort après une bataille contre le cancer à son domicile dans la région de Fresnaye au Cap, a confirmé jeudi un porte-parole de la Fondation F.W. de Klerk.

M. de Klerk était une figure controversée en Afrique du Sud, où plusieurs l’ont blâmé pour la violence contre les Sud-Africains noirs et les militants antiapartheid pendant son mandat, tandis que certains Blancs considéraient ses efforts pour mettre fin à l’apartheid comme une trahison.

C’est M. de Klerk qui, dans un discours prononcé devant le parlement sud-africain le 2 février 1990, a annoncé que Nelson Mandela serait libéré de prison après 27 ans. L’annonce a électrisé un pays qui, pendant des décennies, avait été méprisé et sanctionné par une grande partie du monde pour son système brutal de discrimination raciale connu sous le nom d’apartheid.

Alors que l’isolement de l’Afrique du Sud s’aggravait et que son économie autrefois solide se détériorait, M. de Klerk, qui avait été élu président cinq mois plus tôt, avait également annoncé dans le même discours la levée de l’interdiction qui frappait le Congrès national africain et d’autres groupes politiques antiapartheid.

Au milieu des bouleversements, plusieurs députés avaient quitté l’hémicycle pendant qu’il parlait.

Neuf jours plus tard, M. Mandela était libre.

Quatre ans plus tard, M. Mandela a été élu premier président noir du pays alors que les Sud-Africains noirs votaient pour la première fois.

À ce moment-là, MM. de Klerk et Mandela avaient déjà reçu le prix Nobel de la paix, en 1993, pour leur coopération souvent tendue pour éloigner l’Afrique du Sud du racisme institutionnalisé et se diriger vers la démocratie.

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