L’UE «préoccupée» par la condamnation d’un journaliste algérien

Khaled Drareni, 40 ans, directeur du site d’information Casbah Tribune, est correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et l’ONG Reporters sans frontières (RSF).
Photo: Ryad Kramdi Agence France-Presse Khaled Drareni, 40 ans, directeur du site d’information Casbah Tribune, est correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

L’Union européenne est « préoccupée » par la condamnation à trois ans de prison lundi à Alger du journaliste Khaled Drareni et discute avec les autorités algériennes, a déclaré vendredi une porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« Nous suivons avec préoccupation la situation du journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme pour “incitation à attroupement non armé” et “atteinte à l’unité nationale”  », a déclaré la porte-parole Nabila Massrali.

Mme Massrali a ainsi rappelé l’engagement de l’Union pour la liberté de la presse et de la protection des journalistes.

« Nous traitons des cas individuels et des questions relatives aux droits de l’Homme à différents niveaux dans le cadre du dialogue entre l’UE et l’Algérie », a-t-elle assuré, ajoutant que l’UE appelle l’Algérie à « œuvrer à l’apaisement et au dialogue ».

Khaled Drareni, 40 ans, directeur du site d’information Casbah Tribune, est correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

Condamné lundi, il était poursuivi à la suite de sa couverture le 7 mars à Alger d’une manifestation du « Hirak », le soulèvement populaire qui a secoué l’Algérie pendant plus d’un an, jusqu’à sa suspension il y a quelques mois en raison de la pandémie de COVID-19. Il est incarcéré depuis le 29 mars.

Les appels à libérer le journaliste, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, se sont multipliés au lendemain de sa condamnation.

RSF a dénoncé une « persécution judiciaire ». Son secrétaire général Christophe Deloire a fustigé une décision d’une « justice aux ordres », qui « soulève le cœur et l’esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent ».

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