Confusion autour de l’élection en Algérie

Alger — Pas de candidats ? Deux candidats ? La situation est devenue encore plus confuse dimanche en Algérie autour de la présidentielle prévue le 4 juillet, un scrutin catégoriquement rejeté par le mouvement de contestation et dont la tenue apparaît plus incertaine. À l’expiration du délai légal samedi à minuit, le Conseil constitutionnel a annoncé avoir enregistré le dépôt de deux dossiers de la part d’Abdelhakim Hamadi et d’Hamid Touahri. Toutefois, les candidatures de ces deux inconnus ont de maigres chances d’être validées, car elles vont se heurter aux conditions rédhibitoires fixées par la loi, notamment celle liée à l’obligation d’obtenir 60 000 parrainages d’électeurs ou 600 signatures d’élus. « Il est fort probable que le pouvoir annonce bientôt le report de cette joute à une date ultérieure », écrivait le quotidien francophone El Watan.