L’ANC recule, mais est reporté au pouvoir en Afrique du Sud

Le président Cyril Ramaphosa à déclaré que l’électorat lui avait donné «un mandat ferme pour construire une meilleure Afrique du Sud pour tous».
Photo: Ben Curtis Associated Press Le président Cyril Ramaphosa à déclaré que l’électorat lui avait donné «un mandat ferme pour construire une meilleure Afrique du Sud pour tous».

Le Congrès national africain (ANC) a obtenu sa plus maigre victoire depuis un quart de siècle, ce qui n’a pas empêché le président Cyril Ramaphosa de déclarer que l’électorat lui avait donné « un mandat ferme pour construire une meilleure Afrique du Sud pour tous ».

Après le dépouillement de toutes les urnes, l’ANC a obtenu 57,5 % des suffrages, a indiqué la commission électorale du pays. Il s’agit du pire résultat électoral du parti du défunt Nelson Mandela depuis la fin de l’Apartheid, il y a 25 ans. En 2014, la formation avait reçu 62 % des voix.

La participation électorale est tombée sous la barre des 65 %, ce qui semble démontrer la frustration grandissante de la population sud-africaine devant les scandales de corruption qui ont éclaboussé le parti sous le règne de l’ancien président Jacob Zuma. La participation s’était élevée à 74 % en 2014.

M. Ramaphosa, jadis un protégé de Nelson Mandela, a promis d’éliminer la corruption et présenté des excuses aux Sud-Africains. Toutefois, son nouveau mandat de cinq ans pourrait être menacé par les alliés de Zuma au sein de l’ANC, qui pourraient convaincre le parti de le pousser à la démission.

Le secrétaire général de l’ANC, Ace Magashule, considéré comme le chef de file des opposants à M. Ramaphosa, a dit que la victoire ne peut pas être seulement attribuée au nouveau président.

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique, d’allégeance libérale, a terminé au deuxième rang, même si son vote a chuté, passant de 22,2 % à 20,7. Les Combattants pour la liberté économique (EEF), une formation populiste, ont poursuivi sa progression, s’emparant de 10,7 pour des suffrages, comparativement à 6,3 %, il y a cinq ans.

Les EEF ont gagné des appuis auprès des plus jeunes électeurs en réclamant un meilleur partage des richesses du pays.